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 Death Should Not Have Taken Thee ! | Feat Final Doll Freak

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Maria A. Ackermann

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MessageSujet: Death Should Not Have Taken Thee ! | Feat Final Doll Freak   Jeu 8 Aoû - 10:41


Death Should Not Have Taken Thee !

« Rejoins moi au Chapiteau du Dark Woods Circus, j’ai une mission assez importante à te fournir. Magne ton cul et ramène du whisky aussi qu’on se bourre un peu la gueule en cachette !  

Signé. Ta chère et tendre aimée Bénédicte. »

Chère et tendre aimée mon cul oui. C’est ce que pensa la blanche en froissant le bout de papier que Klaus lui avait tendu. « Non il n’y a rien entre cette dégénérée mentale et moi. » fut sa seule réponse face au regard interrogateur de l’allemand. La germanique leva les yeux au ciel. Entre elle et lui, il ne manquait plus que Merry-go-Round lui fasse une dépression pour qu’elle aille se pendre et en finir avec cette vie de merde.

Il était huit heures lorsqu’elle commença son service, servant tranquillement les clients alors qu’elle réfléchissait au genre de mission que la subordonnée du grand manitou pouvait lui proposer. Une mission d’assassinat ? Elle aurait pu demander Klaus directement  étant donné que c’était lui qui s’en charger. Une simple collecte d’informations ? Elle n’aura qu’à envoyer Sun cherché à sa place, cette jeune était tellement simple à manipuler.

Dix, puis onze heures. C’est vautré sur son comptoir, une cigarette collée au coin des lèvres qu’elle observait la petite animation du bar, levant quelques fois son regard vers l’unique pendule de la pièce en grognant parfois. Le temps passait si lentement lorsqu’elle n’avait rien à faire, ça lui rappelait presque ce temps de guerre où, même s’ils n’avaient pas une minute de libre, le temps leur semblait une éternité, seuls les petits rendez-vous au coin de feu entre groupes qui étaient plaisants.

Un soupir s’échappa de ses lèvres, la militaire se massa la nuque pour finalement se lever. Volant un baiser à sa moitié alors qu’il était en plein service pour ensuite s’éclipser en douce. La patronne des Gammas martela le sol de ses énormes godasses, les mains fourrées dans son pantalon en toile, une clope nichant encore au coin de ses lèvres. Quelques fois elle sortait une main de sa poche pour remonter la bretelle de son débardeur, lâchant une ou deux injures à leur encontre sans pour autant arrêter sa route. Elle avait hâte d’y être, et aussi hâte d’en repartir, pas qu’elle n’appréciait pas les membres du cirque bien au contraire. Bénédicte était quelqu’un de très sociable et malgré les apparences, Merry-Go-Round reste quelqu’un d’agréable, il suffit juste d’apprendre à gérer ses crises de folie et ses hurlements insérant –Ses folies meurtrières, c’était Ben’ qui s’en chargeait, pas elle. – Non.  La personne qu’elle ne voulait pas voir, c’était lui, le grand patron du cirque. Il l’avait invité une fois à prendre le thé pour discuter des véritables intentions des Gammas, Maria n’avait ressenti qu’une atmosphère pesante … malsaine. Ce sourire mesquin dessiné sur son visage, son rire enfantin et ses manies puériles, ce n’était qu’un masque pour cacher cette sensation désagréable s’émanant de son jeune corps.

Un frisson la parcourra lorsqu’elle y pensa. Elle ne tarda pas à arriver devant le chapiteau, se passant une main dans les cheveux détachés, attrapant finalement un nœud noir pour les attacher en une rapide queue de cheval. La germanique s’engouffra dans le bâtiment lentement en regardant autour d’elle pour lâcher un bref soupir. Toujours les mêmes regards qui se posaient vers elle, la Gamma leur souriait toujours en retour, leur parlant même quelques fois lorsqu’elle trouvait le temps. Aujourd’hui, elle en manquait de temps, Maria leur avait juste demandé si elle pouvait trouver Bad End Night ici, négatif apparemment. D’après certains d’entre eux, elle serait partie aux alentours de la foret bordant le cirque. Elle avait l’air maligne maintenant l’allemande avec sa bouteille de whisky dans les mains à chercher sa compagne de boisson. Elle sorti d’un air agacé pour partir vers la forêt. Mais c’était sans compter sur son sens de l’orientation. A peine était-elle sortie du chapiteau pour partir vers les bois qu’elle s’était déjà perdue, s’engouffrant dans la forêt sans savoir où aller.

Et au bout de cinq minutes, elle se retourna sans pour autant apercevoir le chapiteau derrière elle, nouveau soupir, râlant quelques injures elle continua sa route pour finalement tomber sur une gamine aux cheveux ébènes. S’approchant d’elle, la germanique posa sa main sur son épaule en souriant bêtement.

« Salut petite ! Dis-moi, je suis perdue, tu sais où je pourrais trouver Bénédicte ou Merry-Go-Round ? »

[HRP : Je n'ai pas le temps de corriger mes fautes, je le ferrais plus tard ><
De plus, au cas où tu aurais des doutes, Bénédicte, c'est le prénom que s'est donné Bad End Night. ]


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MessageSujet: Re: Death Should Not Have Taken Thee ! | Feat Final Doll Freak   Jeu 8 Aoû - 13:18

Dear, you seem lost in here.


Bad Day.
Aujourd’hui était pour moi une mauvaise journée.
A vrai dire, si je réfléchissais, et souhaitait m’apitoyer sur mon sort j’aurais dit que toute ma vie était un misérable enfer sans fin, mais j’étais loin d’être le genre de personne à pleurer sur mon propre sort. En général je ne pleurais pas parce que j’étais trop occupée pour penser à ma personne.

Sauf qu’aujourd’hui, j’étais libre. Ouais enfin libre, pas libre de faire ce que je voulais, mais j’étais juste libre. Je n’avais pas de tache à effectuer avant la soirée, parce qu’au cirque, ils avaient jugé que je bossais assez. Ou alors ils avaient préféré me cacher le fait que je n’étais juste d’aucune utilité.
Donc, ouais, aujourd’hui j’avais rien d’autre à faire que de réfléchir sur la vie. Ou la mort. Ou ce qu’il y a entre les deux, ce que je suis devenue.  Bon nombre de personne auraient filé passer du bon temps avec ses amis. Si j’en avais j’aurais surement fait ca, ouais ouais.  
Mais non, je restais seule. Peut être que c’était mieux. Et puis, de toute façon, j’étais dans le devoir de rester noire et effrayante, puisque je fessais partie du cirque. Fucking Circus.

Non pas que ca me dérange, par habitude, mais ce que je détestais dans le fait d’être seule en permanence, ben… C’est qu’on se fait vite chier.
Après être restée un moment dans le chapiteau, a regarder les gens arriver, tôt le matin, je m’éclipsais.
J’avais pas envie de rester avec eux. Vous allez penser que je m’écarte moi-même de toute relation, mais même si j’étais restée, qu’est ce que ca aurait changé ? Vous pensez vraiment que quelqu’un serait venu me voir amicalement en me donnant une tape amicale dans le dos ?

J’étais donc allée en forêt, en sortant du chapiteau. Par habitude surement. Après tout, la forêt, c’était calme et je risquais pas de tomber sur autre chose que sur des animaux.  Juste des animaux, et des arbres. La forêt, c’était calme. J’y allais que pour ca. Quand j’étais plus jeune, les enfants pensaient que la bas j’allais prier le démon. La forêt faisait peur aux enfants,  mais pas a moi. Du coup tout le monde assimilait le coté lugubre de la forêt a ma vie tout aussi glauque.
Du coup j’étais la, plantée comme un I entre deux arbres gigantesque, à attendre. Attendre quoi ? Un miracle ? Ahaha, funny you.
Non. J’attendais que le temps passe. D’avoir une idée, une activité, n’importe quoi. Et j’écoutais le silence.
 
Perdue dans ce silence, je n’entendis pas les feuilles qui craquèrent derrière moi. Il y avait des pas dans mon dos, mais décidément je n’y prêtais pas attention. Peut être une biche, un sanglier, un lapin, n’importe quoi.
Et c’est à ce moment qu’une main s’abattit sur mon épaule. Une main chaude.
Dans un sursaut je me retournais violement, espérant que ce ne soit pas qu’un qui me veuille du mal. Ma surprise, ne se lisait même pas sur mon visage. Mon visage dont les traits avaient fondus depuis mes 15 ans, depuis mon entrée au cirque. Mon œil non couvert se plongea un instant dans ceux couleur lagon tropical de la personne en face de moi.
Une femme.

Je décrivis du regard une ligne verticale rapide. Ce n’était pas la première fois que je la voyais. Je reconnus de suite sa chevelure. Blanche. Pale. Contrastant avec la noirceur des miens.
Oui, je l’avais déjà vue. Aperçue. Bénédicte et Bad-End-Night la demandaient souvent, elle devait surement être du clan des Gammas.

« Salut petite ! Dis-moi, je suis perdue, tu sais où je pourrais trouver Bénédicte ou Merry-Go-Round ? »

Les deux premiers mots de sa phrase furent ceux qui me marquèrent le plus. Salut. Petite.
Are you kidding?
Salut. PETITE.
Comment cette femme pouvait elle être si familière avec moi ?! Jamais on ne s’était parlée, et là, aller, elle m’interpelle, et se permet de m’appeler « Petite ».
I’m not a baby.
Je préférais garder pour moi le nombre indéchiffrable d’injures que j’avais déjà envie de déballer. Je n’insultais pas les gens. Du moins, je le fessais uniquement intérieurement. Je gardais les choses pour moi. Et quand ca faisait trop, j’agissais. Je ne perdais juste pas mon temps en parole, je dirais.

Mon sourcil gauche, caché par mon cache-œil, s’étais haussé par réflexe.  Je décidais de me reprendre et de réfléchir à la suite de sa phrase. Elle cherchait Bénédicte et Bad End Night. Ces deux la l’avaient encore demandée ?
Sans changer d’expression facile, c'est-à-dire, n’en ayant aucune, je jetais un coup d’œil a la bouteille que tenait la Gamma.  Du whisky. Je fus fière d’avoir réussi à lire une misérable étiquette. J’avais fini par m’habituer à la lecture, même avec un œil en moins.
Je relevais les yeux vers le visage de la femme :

« Je ne les ai pas aperçu depuis ce matin.  Elles vous ont demandé ? »

Ma réponse paraissait vraiment logique, du fait que j’étais depuis un bon moment dans la forêt, et donc que je n’étais pas confrontée a la vue de mes supérieurs depuis ce matin. Mieux valait rester évasive face a cette inconnue.

(HRPG : Je viens de me rendre compte que j’écris a al 1 ère personne, par réflexe de l’autre forum. J’espère que ça te dérangera pas ._. )


Dernière édition par Final Doll Freak le Jeu 8 Aoû - 18:28, édité 1 fois
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Maria A. Ackermann

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MessageSujet: Re: Death Should Not Have Taken Thee ! | Feat Final Doll Freak   Jeu 8 Aoû - 15:36


Death Should Not Have Taken Thee !

« Je ne les ai pas aperçu depuis ce matin. Elles vous ont demandé ? »

Énième soupir de la blanche qui affichait une mine blasée. Bénédicte était quelqu’un de sympa, mais pouvait être très collante, elle aurait très bien pu venir au bar pour lui proposer cette mission au lieu de la faire venir dans cette forêt lugubre.

« Malheureusement oui, ta très chère supérieure Bad End Night m’a demandé pour me confier une mission. Merry-Go-Round je veux juste lui passer un petit coucou. Et toi, comment-tu t’appelles ? Demanda l’allemande en transformant sa mine ennuyée en un sourire idiot dont elle avait le secret.
Je suis Maria Ackermann ! Mais tu peux m’appeler Maria ! »

Cette manière qu’elle avait à toujours vouloir se faire tutoyer, à vouloir se faire appeler par son prénom et refusant les « Madame », c’était un peu comme renié cette vieillesse la bouffant peu à peu. Un petit rire s’échappa de ses lèvres, s’adossant contre un arbre pour sortir le paquet de cigarette nichant dans l’une des poches de son bas pour la porter délicatement à ses lèvres alors qu’elle posa la bouteille à ses pieds.

« Bénédicte m’a donné rendez-vous au chapiteau pour ensuite se faire la malle, résultat je suis venue ici et j’ai réussi à me paumer. Visiblement l’armée n’a pas arrangé mon sens de l’orientation minable. Je me trop pitoyable dès fois. »

Nouveau soupir, prenant sa cigarette entre ses doigts pour faire tomber doucement la cendre sur le sol, son regard se posa dans celui de la plus petite, dans l’unique œil rouge qui l’intrigua quelques peut avant qu’elle ne reprenne la parole.

« Tu fais partie du cirque depuis longtemps ? C’est la première fois que je te vois ici. »

Elle détourna le regard de celui de l’enfant pour ensuite le poser sur la bouteille à ses pieds, la germanique l’avait dérobé sans en parler à Klaus, cet idiot allait encore gueuler sur ce pauvre Holy, histoire de trouver une excuse et ne pas être en tort dans l’inventaire qu’il devait faire, c’était fou quand même comment il pouvait être jaloux de ce gosse, ou même de Bénédicte, il suffisait de voir sa réaction après avoir lu le bout de papier de ce matin.

Haussant légèrement les épaules, Ackermann écrasa sa cigarette pour laisser le mégot au sol et ainsi attraper sa précieuse bouteille, l’ouvrant avec quelques difficultés pour boire directement à la bouteille. Une, puis deux gorgées avant de se laisser tomber contre l’arbre pour tendre la bouteille à la jeune fille aux cheveux ébène.

« Ben’ ira se faire foutre pour boire un coup. Je sais que j’ai pas pris de verre, mais si tu veux une ou deux gorgées, sers-toi ! Ria-t-elle bêtement, son sourire toujours collé au visage. »


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MessageSujet: Re: Death Should Not Have Taken Thee ! | Feat Final Doll Freak   Jeu 8 Aoû - 16:20

Dear, you seem lost in here.


« Malheureusement oui, ta très chère supérieure Bad End Night m’a demandé pour me confier une mission. Merry-Go-Round je veux juste lui passer un petit coucou. Et toi, comment-tu t’appelles ?  
Je suis Maria Ackermann ! Mais tu peux m’appeler Maria ! »


Les gens venaient-ils vraiment voir Merry-go-round pour lui passer le bonjour ?
Juste pour lui passer un simple bonjour ?
Moi, Merry-Go-Round, je la haïssais. Mais évidemment je feignais l’inverse, sous peine d’être traitée comme de la merde, voir tuée définitivement. Mais est-ce que crever ne serait pas parfois mieux que d’être donnée en spectacle comme elle nous le faisait faire ?
Depuis mon arrivé, je n’avais cessé de haïr mes supérieurs. Tout comme je haïssais tout professeur avant. Même si Merry-Go-Round avait été la seule qui avait pu reconnaitre apparemment quelque chose dans mon être sans destin. « You look like a doll ! »  qu’elle avait dit. J’avais peu de souvenir de notre rencontre, surtout depuis le temps, mais je me souvenais de son air enjoué, quand elle avait jugé la seule chose qu’elle savait juger : Le physique dérangeant de quelqu’un. Peut être que son enthousiasme s’avérait être du pur sadisme, toutes ces fois ou elle me disait : « mais si, on va t’exposer comme le plus beau de nos trophées ! Toi et ton corps de porcelaine attireront tous les artisans du monde ! ».
Moi, être observée comme une bête de foire, c’est bien un truc que j’avais aussi finit par détester. Depuis toute petite, même ma mère me regardait comme un animal.  Et Merry-Go-Round, même en me donnant l’impression que j’étais une perle rare, n’avait fait qu’accentuer ce regard que tous avaient sur moi.
Je ne comprenais pas la femme en face de moi, qui souhaitait juste lui dire bonjour.
Je glissais quelques paroles, d’u air froid, peu confiant. Allais-je vraiment faire confiance à quelqu’un qui venait rendre une visite chaleureuse a Bad-end-Night et Merry-Go-Round ?

« Freak . Juste Freak. »

Je ne voulais pas être appelée par mon nom entier, qui n’était plus qu’une identité de scène. Je le raccourcissais parce que ca me plaisait bien, en court. Et je me méfiais toujours autant.

« Bénédicte m’a donné rendez-vous au chapiteau pour ensuite se faire la malle, résultat je suis venue ici et j’ai réussi à me paumer. Visiblement l’armée n’a pas arrangé mon sens de l’orientation minable. Je me trouve pitoyable dès fois. »

C’étais bien le genre de Bad-End-Night de se casser quand ca lui chante. Cette femme n’a aucunes règles, et personne n’a d’emprise sur elle. Peut être Merry-Go-Round.  
En tout cas, même si je ne disais rien sur moi, mais j’en apprenais chaque secondes un peu plus sue elle.  J’apprenais que cette femme avait fait l’armée. C’est vrai que son corps avait une certaine musculature, même s’il était loin d’être baraqué. Une caractéristique de ceux qui vont a l’armée, supposais-je.  Et elle était paumée. Encore un point pour moi. Je lui étais nettement supérieure, sans qu’elle le sache. Don’t you dare try to hurt me .

« Tu fais partie du cirque depuis longtemps ? C’est la première fois que je te vois ici. »

Evidemment, le cirque. Cette Maria, ne devait pas venir souvent aux heures « d’exposition » des gens du cirque. En même temps, me faire discrète n’étais pas un problème, j’étais même professionnelle dans le domaine. Me cacher. Me terrer dans un coin, j’avais eu 15 ans pour le faire. 15 ans auprès de ma mère, qui refusait de voir mon visage plus de 10 minutes. Pas étonnant, donc que la Blanche, ne m’ai jamais vue. Du coup, je ne fus même pas surprise par sa remarque. Moi j’avais déjà vu cette extravagante d’innombrables fois auprès des gens, elles les saluaient et leur parlait parfois. Mais moi, je préférais rester dans mon coin. De plus, quand on pouvait me voir me faire donner en spectacle aux quelques spectateurs de ce fucking cirque, j’étais dans le coté sombre du chapiteau. Dans un coin, avec quelques mandarines (lumières) pour illuminer mon visage et mes yeux, mes coudes, mes genoux, tout ce qui montrait a quel point, j’étais faible, petite, et pour montrer aux gens qu’une poupée est faire pour être regardée et manipulée.

« Je suis la depuis presque le début. J’suis arrivée y’a 5 ans bientôt. »

Eh ouais, de mes 15 a mes 20 ans, j’avais déjà été dans ce foutu cirque. Plus de 5 ans que j’avais été jetée de chez moi. J’avais une assez grande capacité d’adaptation, quand on y pensait. Et de l’autre coté, j’avais pas vraiment eu le choix. Merry-Go-Round avait choisi mon destin.
La femme en face de moi, laissa tomber la cigarette qu’elle avait consumée, pour attraper la bouteille qu’elle avait apportée. Après en avoir bu quelques gorgées d’un air presque brutal sur le coup, elle me tendit la bouteille.
Elle me tendait sa bouteille, comme si c’était cool de partager.

« Ben’ ira se faire foutre pour boire un coup. Je sais que j’ai pas pris de verre, mais si tu veux une ou deux gorgées, sers-toi ! »

Elle avait un air assuré et presque idiot sur le visage.
Sur le coup je ne savais pas si elle me considérait encore comme une gamine et était totalement inconsciente sur le fait qu’on ne fait pas boire une mineur ou si elle avait pigée d’elle-même que j’étais majeure intérieurement. Mais de toute façon, je ne voulais pas boire.
Je me refusais à l’alcool, car chaque fois, je repensais au soir ou ma mère m’avait reniée. Elle avait bu. Elle puait. L’alcool puait.
Je secouais la tête négativement, toujours plantée devant elle, sans bouger mes membres.
Je ne l’avais pas lâchée des yeux.

« Je ne bois pas. Merci. »

Je ne pris même pas la peine de lui poser d’autres questions, elle se livrait assez bien elle-même. Let's wait a little more.
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Maria A. Ackermann

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MessageSujet: Re: Death Should Not Have Taken Thee ! | Feat Final Doll Freak   Ven 9 Aoû - 10:30


Death Should Not Have Taken Thee !

« Je suis la depuis presque le début. J’suis arrivée y’a 5 ans bientôt. »

Oh, cette petite était là depuis le début ? Impressionnant. La blanche connaissait plusieurs personnes de vue qui étaient là depuis les cinq ans, voir d’autres vivant dans le cirque depuis bien plus longtemps, pourtant cette petite ne lui disait vraiment rien. Enfin, il fallait dire que l’allemande n’avait pas une super mémoire.

« Je vois, je vois. Impressionnant ! Oh puis tu sais, Freak c’est mignon comme nom ! »

Nouveau rire bête, déposant sa bouteille au sol après le refus de la jeune fille, elle attrapa aussitôt une autre cigarette. On lui avait dit que fumer, c’était mal, que ça te tuait petit à petit, ouais mais au moins ça l’occupait, et c’est encore une fois la faute de l’armée, quand Kensei lui avait filé ce joint lors de leur partie de poker, enfin, elle lui avait plutôt arraché des lèvres pour pouvoir le fumer, et malgré toutes les injures qu’elle leur a gueulé pour qu’il la lâche, ils avaient raison, fumer, ça craint.

« T’as raison de refuser de l’alcool, ça craint. C’est fou de la part de la patronne du bar de la ville, non ? Elle lui fit un petit clin d’œil en tapotant une place à côté d’elle. Boire et fumer, c’est vraiment d’la merde ! Mais viens donc t’asseoir à côté de moi, tu vas pas rester debout encore longtemps quand même ! »

Une nouvelle gorgée de whisky pur, regardant rapidement autour d’elle pour espérer voir la silhouette de Bénédicte, mais RAS.

« Dis dis Freak, tu veux bien rester avec moi histoire de m’aider à sortir de cette forêt, du moins le temps que Bénédicte arrive ? On pourrait parler un peu de nous. Genre toi, tu fais quoi dans le cirque ? T’en penses quoi ? Tu pourras tout me dire, je sais garder les secrets ! »

Il y avait peu de chances qu’elle daigne lui faire confiance, mais elle pouvait espérer, au moins ça donnait une raison de lui tenir compagnie. Surtout que cette gamine l’intriguait.


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MessageSujet: Re: Death Should Not Have Taken Thee ! | Feat Final Doll Freak   Ven 9 Aoû - 11:16

Dear, you seems lost in here.



« Je vois, je vois. Impressionnant ! Oh puis tu sais, Freak c’est mignon comme nom ! »

Sur ses mots, je la vit attraper une nouvelle cigarette.  Elle tira un bonne taffe dessus et en crache la fumée quelque seconde après. Elle avait une façon presque masculine de fumer. Ses doigts étaient fermement sérés autour du filtre, comme si ce pauvre bâton de tabac avait de la valeur à ses yeux.
Freak, ce n’est pas un nom mignon. Freak , Ca n’inspire rien de mignon. Ni mon corps, ni mon être n’inspire rien qui soit mignon. Freak, c’est la peur, c’est l’étrange, ce qui ne rassure pas. Elle devait vraiment être tordue pour trouver ca mignon. C’était bien une Gamma. C’était une tarée, qui semblait penser que le cirque était un endroit fascinant. Qui pouvait trouver mon parcours impressionnant, si ce n’est elle ? You’re freaking me out, girl.
Maria finit par tapoter de sa main libre le sol, comme pour m’appeler a la rejoindre.

« T’as raison de refuser de l’alcool, ça craint. C’est fou de la part de la patronne du bar de la ville, non ?  Boire et fumer, c’est vraiment d’la merde ! Mais viens donc t’asseoir à côté de moi, tu vas pas rester debout encore longtemps quand même ! »

J’apprenais donc qu’elle était la gérante du bar de la ville. Je passais rarement devant. Enfin, même plus du tout, depuis qu’un des clients un peu trop alcoolisé avait cru voir un fantôme, en me voyant passer, en longue robe blanche. J’avoue que ce jour la, ma peau et ma robe avaient une couleur similaire, et le vent n’avais pas arrangé le flottement du tissu, mais j’avais eu une frayeur quand il s’était mit à hurler tout seul. Je reteins un soupir, en pensant à ces gens complètement drogués à l’alcool. A ma mère. Elle devait surement revenir de ce bar, le soir ou elle m’a jetée. What a shame .
J’hésitait un instant à venir m’installer auprès de la femme aux cheveux blancs.  Puis je finis par céder, pour ne pas avoir l’air trop hostile et viens me caser a coter d’elle sans bruit, a sa gauche, pour pouvoir toujours la regarder d’un œil.  L’herbe était fraiche, humide, et chatouillais mes jambes.

« Dis dis Freak, tu veux bien rester avec moi histoire de m’aider à sortir de cette forêt, du moins le temps que Bénédicte arrive ? On pourrait parler un peu de nous. Genre toi, tu fais quoi dans le cirque ? T’en pense quoi ? Tu pourras tout me dire, je sais garder les secrets ! »

Cette  Barwoman, semblait particulièrement excitée à l’idée de rester avec moi un moment.  Je n’avais pas très envie d’attendre Bénédicte en plein milieu de la forêt. Je n’avais juste pas envie de l’attendre tout court.  J’essayais de la croiser le moins possible. Mais bon, mon cœur s’était embaumé, quand elle me demanda de parler de moi. On ne me demandait jamais de parler de moi, au Cirque. Ni même autre part. On parlait seulement de ma mère et du père que je n’avais pas connu, quand j’étais jeune mais moi, personne ne s’attardait sur ma personne, sauf pour esquisser un « Pauvre Petite ».  Cela me répugnait chaque fois, du coup, quand je l’entendis poser des questions sur moi, je me mis à hésiter à lui parler de moi. Elle avait l’air de plutôt bien connaitre le cirque. Shall I tell  or shall I hide ?
Si je n’avais pas été aussi méfiante,  j’aurais pu me confier, j’aurais pu dire a quel point je haïssais Merry-Go-Round et a quel point Bénédicte m’insupportait.  Malheureusement, même si elle me garantissait le silence, me garantissait intimité et protection de mes paroles, je ne pouvais pas me résoudre a cracher a quel point j’aimerais changer ce qu’il restait de ma vie.
Je pris une légère inspiration, en entrouvrant mes lèvres.
Je devais au moins dire quelque chose.
Il fallait que je répondre.
Quelque chose.
Anything.

« Ce que je fais la bas ? Je sais même pas. On me montre aux gens comme une poupée fragile et innocente. »

Après tout, ma vie se résumait à ca : Passer pour une pauvre chose.
Passer pour la pauvre chose dont on ne prend pas tellement soin, qui sait se débrouiller.  Mais à vrai dire, ce à quoi cela servait, j’en avais moi-même aucune idée.  C’était vraiment trop flou, dans ma tête. Et surement aussi flou dans la tête de tous les membres du cirque. Qui savait à quoi nous servions, a part  effrayer ou émerveiller ?
Ce que j’en pensais. Il fallait lui donner une impression de ce que j’en pensais. Je voulu prendre une autre inspiration. Pus grande. Plus forte. Comme pour déballer plus de chose, d’un trait. J’avais tellement de chose à penser de ce cirque.  Tellement de choses, de gens a haïr. Je pouvais facilement cracher ma peine.
Je baissais légèrement la tête, fixant maintenant le sol.

« Et c’est un enfer. »

Ca l’était, pour moi. Parce qu’on ne m’avait jamais autant exposé a ce que j’avais vécu durant  ans. Le comble serait vraiment que ma propre mère se rende au cirque, et tombe sur moi. Le choc ne serait pas pour elle, elle m’avait surement déjà oubliée, mais moi. Moi. Pour une fois, moi, on penserait à moi ? On penserait a quel point je pouvais avoir mal, de revoir ma génitrice ? Mom, that hurts.

Je ne reteins plus mon soupir. Le souffle qui sortit de ma bouche me fit froncer les sourcils.
Cette Maria, me tapais finalement sur les nerfs. Elle me posait des questions, et j’aimais pas beaucoup ca, finalement.  Qui sait ce qu’elle irait dire a Bad-end-Night, ou a Merry-Go-Round ? Si elle leur disait les quelques mot que j’avais lâchés, elles riraient surement. Ca les amusait surement de confronter les gens a leurs douloureux souvenirs.  
En relevant la tête, je me risquais aux questions :

« Et vous, alors ? Quelles relations avez-vous avec Le cirque ? avec Bad-end-Night ? Avec Merry-Go-Round ? »
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Maria A. Ackermann

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MessageSujet: Re: Death Should Not Have Taken Thee ! | Feat Final Doll Freak   Ven 9 Aoû - 12:30


Death Should Not Have Taken Thee !

« Un enfer pas vrai ? Je peux entièrement comprendre. Cet endroit est loin d’être quelque chose de plaisant, je peux parfaitement le comprendre vu le comportement du grand manitou des lieux. Elle se massa légèrement la nuque, sa cigarette coincée entre les lèvres. Je n’ai jamais compris ses  véritables attentions, je sais juste qu’il fait ça pour s’amuser. »

Sa main passa automatiquement dans les mèches ébène de la jeune fille en lui souriant tendrement.

« Et vous, alors ? Quelles relations avez-vous avec Le cirque ? Avec Bad-end-Night ? Avec Merry-Go-Round ? »

Elle ? C’était une longue histoire, une vielle aventure datant de cinq ans maintenant. Une manœuvre égoïste quand elle y réfléchissait, pourtant elle n’avait pas pu s’en empêcher.

« Le grand patron avait fait des recherches sur mon mari, Klaus, et moi-même. Après avoir appris le dur labeur de l’armée et la guerre à laquelle nous avons participés, il nous a proposé un marché : Nous devions travailler pour eux, et en échange ils nous juraient protection. Tu vas trouver ça pire d’égoïste, mais vu que tuer des gens n’était plus un problème pour nous étant donné que je suis un sniper et Klaus un tueur perfectionné dans l’assassinat, j’ai accepté. J’ai accepté de peur que dans le cas contraire on me prenne ceux que j’aime. Elle s’arrêta un instant dans sa tirade pour tirer une longue taffe. C’était il y a cinq ans, deux mois après l’arrivée du cirque à Trost. Bénédicte, je dois avouer qu’elle est vachement sympa quand elle veut. Merry-Go-Round, la première fois que je l’ai vu, j’ai cru voir un légume. Cette nana je sais même pas si elle se rend compte de ce qu’elle fait subir aux autres des fois. »

Quand elle voyait le malheur des gens de ce cirque, elle avait mal. Maria était partie pour sauver des vies, protéger sa patrie, et la voilà entrain de la détruire en faisant souffrir les gens. Pourquoi n’était-elle pas repartie en Allemagne après avoir transmis les volontés de Kensei à sa famille ? Elle n’aurait jamais eu à vivre tout ce qu’ils ont subi avec Klaus.

« T’as pas trop envie de me parler, je me trompe ? Si tu veux que je parte je le ferais, j’ai pas envie de te déranger plus longtemps. Mais sache que si t’as envie de parler avec la vielle que je suis, tu peux me trouver au bar ! Même si je doute que cette simple petite discussion te donne envie de me revoir ! »

Nouveau rire bête, remontant une bretelle de son haut en tournant la tête vers l’adolescente pour lui
sourire chaleureusement. Cette petite  lui plaisait beaucoup, et même si elle voulait que la germanique s’en aille, il fallait qu’elle trouve une solution pour rester avec elle, histoire d’en apprendre un peu plus sur elle.


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MessageSujet: Re: Death Should Not Have Taken Thee ! | Feat Final Doll Freak   Ven 9 Aoû - 14:28

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« Le grand patron avait fait des recherches sur mon mari, Klaus, et moi-même. Après avoir appris le dur labeur de l’armée et la guerre à laquelle nous avons participés, il nous a proposé un marché : Nous devions travailler pour eux, et en échange ils nous juraient protection. Tu vas trouver ça pire d’égoïste, mais vu que tuer des gens n’était plus un problème pour nous étant donné que je suis un sniper et Klaus un tueur perfectionné dans l’assassinat, j’ai accepté. J’ai accepté de peur que dans le cas contraire on me prenne ceux que j’aime.  C’était il y a cinq ans, deux mois après l’arrivée du cirque à Trost. Bénédicte, je dois avouer qu’elle est vachement sympa quand elle veut. Merry-Go-Round, la première fois que je l’ai vu, j’ai cru voir un légume. Cette nana je sais même pas si elle se rend compte de ce qu’elle fait subir aux autres des fois. »

J’avais donc jugé juste. Cette Maria a fait l’armée.  
Bizarrement, elle se livrait à moi comme si j’étais une de ses meilleures amies. Voila uniquement quelques minutes que nous parlions, et voila que je savais toute sa vie. Si j’avais su plus tôt que poser une question me permettrait d’avoir autant d’infos, j’aurais pas attendu sagement comme je n’ai fait.  
Elle avait donc un mari, qui s’appelait même Klaus. C’est un nom qui sonna typiquement germanique a mes oreilles. Mais encore la, ce n’était qu’une supposition.   Let me think about it.
N’empêche, je devais me méfier d’eux. Si elle avait été sniper et son mari un tueur d’élite.  Et elle y tenait. Cette idée que la mort soit aussi présente partout me fait frissonner, et instinctivement, je portais une main a mon cache-œil, comme pour le toucher, vérifier que mon œil en gauche était encore la. Je pus sentir a travers le fin tissu, le globe oculaire en verre. Toucher cet objet incrusté dans mon orbite me fit frissonner une seconde fois. Je ne voulais plus penser a comment cet œil émeraude était entré dans mon visage.
Je ne voulais certainement pas m’attirer plus d’ennuis que ce que le cirque me causait. Et j’osais espérer encore et encore que la compagnie de cette femme n’était pas risquée, et me garantissais la sécurité.
Je n’avais même pas manifesté un seul signe qui aurait pu lui faire comprendre que je l’avais écoutée. Je n’avais même pas hoché la tête, j’étais restée la, a me tripoter le cache-œil. And stare at the ground.
Quand je relevais enfin la tête vers elle, elle reprenait la parole :

« T’as pas trop envie de me parler, je me trompe ? Si tu veux que je parte je le ferais, j’ai pas envie de te déranger plus longtemps. Mais sache que si t’as envie de parler avec la vielle que je suis, tu peux me trouver au bar ! Même si je doute que cette simple petite discussion te donne envie de me revoir ! »

Je n’aurais pas traduit mon silence par un manque d’envie. Surement plus un manque d’habitude. Chez moi, je ne parlais pas. Dehors, je ne parlais pas. A l’école, je ne parlais pas. Au cirque, je me taisais aussi. Shut up they said.
Pourtant j’avais pas envie qu’elle parte. J’avais envie d’en apprendre un maximum sur elle. Pas seulement pour m’assurer une sécurité intérieure, mais aussi parce que…  Parce que personne ne venait jamais me parler. Pourtant j’appréciais la compagnie, et les paroles des gens. Et donc, j’avais envie d el’entendre parler plus. Encore plus.

« Non. Ca va. Ca va très bien, restes. De toute façon, j’évite  d’aller trop en ville, certains savent que je viens du cirque, et c’est mal vu. Je préfère ne pas me montrer, plutôt que d’être mal regardée. »
Je repliais alors mes genoux sous mon menton, et repris.
« J’aime bien quand on me parle. Ca me change du silence, ou des onomatopées des gens. »
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MessageSujet: Re: Death Should Not Have Taken Thee ! | Feat Final Doll Freak   Ven 9 Aoû - 15:11


Death Should Not Have Taken Thee !

Elle avait de nouveau rit, écrasant sa seconde clope au sol à côté du mégot jonchant sur le sol. Cette gamine était vraiment mignonne, lugubre certes, mais mignonne quand même, et ce malgré ce cache-œil qu’elle avait commencé à tripoter avant de poster sa tête sur ses genoux.

« J’aime bien quand on me parle. Ça me change du silence, ou des onomatopées des gens.
- On ne te parle jamais ? Pourquoi ? T’as pas l’air bien méchante pourtant. C’est à cause de ça ? Demanda-t-elle en pointant le cache blanc de la jeune fille. Tu t’es fait ça comment si s’est pas trop indiscret ? »

Elle était intriguée, la curiosité était un très vilain défaut, mais c’était vraiment plus fort qu’elle. Replaçant une mèche derrière son oreille, l’allemande en profita pour détacher sa couette faite à l’arrache pour laisser tomber ses cheveux dans son dos. Klaus lui avait interdit de couper ses cheveux une nouvelle fois en un immonde carré, que les cheveux longs ça lui allait beaucoup mieux. Peut-être, mais c’était pas lui qui douillait et chantait tous les matins pour se les sécher et se les démêler correctement. Même en ayant les cheveux longs, les siens restaient quand même moins imposants que ceux de la blanche.

« Ça m’plait de parler avec toi, j’ai rarement l’occasion de parler pour de bon avec les membres du cirque, j’ai juste le temps de leur demander comment ils vont avant de repartir bosser. Dur la vie après la trentaine. »

Elle passa une nouvelle fois sa main dans les mèches ébène de la plus jeune pour lui ébouriffer d’un geste affectif. Maria prit une autre gorgée de whisky avant de poser définitivement la bouteille. Pur comme il l’était, elle allait rentrer bourrée et elle serait bonne pour une crise de nerf du germanique, et dieu quesque qu’il était chiant à gueuler …

« Au faite, tu m’as l’air assez jeune, donc j’me permets de te poser la question. T’as pas de la famille ? Des parents, ou des frères et sœurs ? Tu dois avoir quoi, une quinzaine d’années, non ? »


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MessageSujet: Re: Death Should Not Have Taken Thee ! | Feat Final Doll Freak   Ven 9 Aoû - 20:24

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«  On ne te parle jamais ? Pourquoi ? T’as pas l’air bien méchante pourtant. C’est à cause de ça Tu t’es fait ça comment si s’est pas trop indiscret ? »

Elle avait pointé mon cache œil d’un doigt. Un doigt que je n’aimais pas avoir près de moi. J’eu un mouvement de recul, la fixant maintenant dans les yeux. Je n’avais pas osé le contact pour repousser sa main, je préférais me reculer dans ce cas.  
Les mains des gens qui s’approchaient de mon œil, il n’y avait rien de pire. On ne touche pas cet œil. Pas moi. Je ne le touche pas, et je refuse que quiconque mette ses doigts sur la partie gauche de mon visage. Ce serait mettre ses mains sur ce que le cirque m’a fait.  Parce que cet œil de poupée, je n’avais pas choisi moi-même de le porter. Et d’ailleurs, cette femme ne devait même pas savoir ce qu’il y avait sous ce cache. Elle devait s’imaginer qu’en dessous il y avait un trou béant, que je préférais juste cacher, parce que sinon je serais repoussante. Non, c’est ce verre qui est maintenant enfermé à l’intérieur, qui me fait être repoussante. Just, don’t touch it.
Une fois qu’elle eut laissé retomber sa main, je me remit dans ma position précédente, et sans la regarder, je lâchait juste :

« N-N’y touche pas. Et tu t’es jamais dit que c’était parce que j’étais flippante, qu’on venait pas me parler ? Je dégoûte, j’effraie. Et ce que je veux surtout, c’est qu’on ne me pose pas de questions sur moi. »

J’étais flippante, bien sur. Autant par mon apparence, que par mon histoire. Quitter mes études à 15 ans, avec une mère alcoolique qui nous a foutu à la porte de son plein gré, et orpheline du coté paternel, c’était pas l’image que les gens se faisait d’une famille heureuse. Je ne voulais plus de ces innombrables questions sur ce qui avaient pu être mes parents. Qui sait si ma mère avait pas fait une totale overdose et était restée un soir a crever dans la rue ? Qui aurait pu savoir ca ?
Dans ma tête, revenaient les voix des élèves de la petite école, leurs questions dérangeante et pourtant posées sans cesse. Ces gens devaient avoir grandis, et avoir mon âge. Peut être m’avaient ils oublié, ou peut être que j’hantais encore leurs cauchemars. I’m not your dream; I’ll still be your nightmare.

« Ça m’plait de parler avec toi, j’ai rarement l’occasion de parler pour de bon avec les membres du cirque, j’ai juste le temps de leur demander comment ils vont avant de repartir bosser. Dur la vie après la trentaine. »

Je sentis une main s’écraser dans mes cheveux de nouveau. Le contact m’effrayait, pourtant je n’osais pas siller. Le contact, avec ma mère, n’avait jamais existé, si ce n’est que pour me repousser. Ma main de Maria, sa main a elle, elle était chaude, et chaleureuse. Je n’osais pas bouger, devant cette marque d’affection, que seuls les autres recevaient, à mon idée. Je ne me sentais pas a ma place, pas dans mes habitudes, et c’était terriblement gênant.
Elle reprit une gorgée de whisky. Ainsi, j’étais la seule personne du cirque qu’elle avait réussi à approcher. La seule bête à avoir pu être apprivoisée, même. Cette pensée me fit me crisper un instant. Il est vrai que les gens hors du cirque évitaient de trainer avec les membres de celui-ci. C’était assez mauvais signe, qui savait ce qu’ils feraient ? Qui savait comment ils pouvaient réagir ?

« Au faite, tu m’as l’air assez jeune, donc j’me permets de te poser la question. T’as pas de la famille ? Des parents, ou des frères et sœurs ? Tu dois avoir quoi, une quinzaine d’années, non ? »

Cette fois je me crispais totalement, rebaissant le tête vers le sol, afin qu’elle ne voie pas mon visage grâce a mes cheveux. Qu’elle ne voie pas que sa phrase avait bousculé tout mon être. Me parler de mon âge, et de famille… Elle ne se rendait pas compte. You asked the wrong question.
Ma main droite, près de Maria, qui se baladait dans l’herbe depuis un moment attrapa violemment une touffe d’herbe pour l’arracher violemment. Je l’arrachais avec toute la violence qui parcourait mon corps. Puis, toujours en silence, le corps tremblant soudainement comme une feuille, je me remis à arracher une seconde touffe d’herbe, écrasant mes ongles dans la terre, Ma main avait martelé le sol. Je voulais juste me dépêcher de me calmer, avant que mes nerfs ne lâchent et que je puisse faire du mal inconsciemment a ma nouvelle connaissance.
Pour me calmer, pour relâcher un peu mes nerfs, je relevais brusquement la tête en poussant un soupir qui se termina entre le gémissement et le cri. Mes jambes toujours repliées, écrasant ma poitrine, le son en ressortait d’une façon sourde. Mon visage était de nouveau visible et laissait voir que mon œil couleur rubis, baigné de larmes de rage. La rage qui m’avait envahit si soudainement, me faisait monter les larmes aux yeux Seul mon œil droit se mouillait. Mon liquide lacrymal ne coulait pas aussi facilement  de mon œil émeraude. Ce n’était que quand je pleurais un moment, qu’une larme ne coulait de cet œil.
Laissant tomber de nouveau ma main au sol, pour m’appuyer sur celui-ci, je tournais la tête vers mon interlocutrice, tentant de reprendre un visage calme.

« J’ai 20 ans, Get it ? . Et parle pas de famille à une orpheline. »
Je me relevais brutalement, debout sur mes deux jambes, pour me sentir supérieure a Maria. Debout j’étais stable, j’étais plus grande qu’une personne assise, j’étais plus haute, plus imposante, malgré ma maigreur extrême.
« Et de toute façon, tu pense vraiment qu’on a encore une famille, quand on est au cirque ? J’ai jamais eu personne, moi »

Mon air dur et sévère que j’avais adopté pour littéralement dominer la femme en face de moi dans nos propos fondit en un éclair. Et de ma haine, je passais soudain a un profond chagrin. Je répétais alors, en éclatant en sanglots.

« Ben non, j’ai personne... »

Cette fois, elle avait touché la corde sensible. Je me laissais de nouveau tomber sur le sol, et me laissait m’écraser sur les genoux. Je pleurais. Pour la première fois de ma vie, j’admettais que j’avais personne en face de quelqu’un. Et pour la première fois, je semblais m’en plaindre. C’était un sentiment que je trouvais vraiment répugnent, je détestais me voir pleurer, et détestait quand les autres pleuraient a cause de qui j’étais. Mais je gardais cet air misérable, en face de Maria, incapable de calmer les sanglots, que j’essayais d’étouffer dans ma gorge. Ben oui, j’étais seule, et j’étais pas capable de me sortir de la merde dans laquelle m’avait foutu la vie.
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Maria A. Ackermann

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MessageSujet: Re: Death Should Not Have Taken Thee ! | Feat Final Doll Freak   Ven 9 Aoû - 21:10


Death Should Not Have Taken Thee !

Maria quand ça lui pétait, elle sortait des conneries, et là c’était le cas. Elle avait mal posé ses questions. Cette gamine avait donc vingt-ans ? Le cirque pouvait faire des choses aussi terrifiantes qu’impressionnantes, au fond en y réfléchissant, cette gamine avait presque la jeunesse éternelle. Elle s’était relevée brutalement, aussitôt l’allemande avait relevé la tête vers elle, la fixant sans trop comprendre sa réaction.

« Si tu veux tout savoir, oui je pense qu’il est possible d’avoir une famille dans cet endroit minable. Pas une vraie famille hein, mais … comment dire, enfin voilà. »

Une larme coula sur la joue de l’ébène qui était retombée à genoux devant la blanche. Désemparée, Maria agita un instant les bras sans trop savoir quoi faire pour finalement serre la plus jeune contre elle en riant bêtement pour cacher sa gêne.

« Euuuh, baaah … Pleure pas, je voulais pas te blesser j’te jure ! Excuse-moi s’il te plaît. Je suis vraiment trop curieuse ! Pardon pardon ! Arrête de pleurer s’il te plaît ! »

La germanique passa une main sur les larmes de Freak en riant nerveusement, priant pour qu’elle arrête de pleurer rapidement. Elle était toujours troublée lorsque quelqu’un pleurait devant elle. Comme les fois où Klaus et elle ont pleuraient la mort de leurs amis au front, lorsque les parents de Kensei se sont effondrés. Elle s’est toujours retrouvé comme une idiote, soit à pleurer elle aussi, soit à rire nerveusement pour cacher son stress.

« Je suis vraiment vraiment désolé de t’avoir fait pleurer, je t’assure ! Répéta-t-elle en resserrant son emprise sur la borgne. Tape la vielle que je suis si ça peut te calmer … Et t’es trop mignonne pour pleurer, alors sèche moi ces larmes. »

La barwoman s’était mordiller la lèvre inférieure, berçant légèrement la plus petite sans s’arrêter de rire légèrement. Lâchant finalement un soupir pour se calmer, elle reprit.

« J’vais me mettre à chialer aussi si tu continues tellement j’vais m’en vouloir … »


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MessageSujet: Re: Death Should Not Have Taken Thee ! | Feat Final Doll Freak   Sam 10 Aoû - 11:20

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Des bras m’étreignirent. Ses bras à elle, à Maria. Celle qui avait définitivement posé les mauvaises questions, s’évertuait maintenant à essayer de calmer les larmes qui coulent de mon œil et qui commentaient a annoncer celui de gauche. Un air idiot accroché au visage, elle tentait de partager la chaleur de son corps. Peine perdue. Mon corps n’était plus fait de peau qu’on pouvait réchauffer.

«   Euuuh, baaah … Pleure pas, je voulais pas te blesser j’te jure ! Excuse-moi s’il te plaît. Je suis vraiment trop curieuse ! Pardon pardon ! Arrête de pleurer s’il te plaît ! »

Ne pas me blesser. Tellement simple à dire. J’étais pourtant dure à blesser. Il était dur, de m’émouvoir.   You don’t know me  
Seulement, en quelques minutes, cette femme, qui ne connaissait encore rien de ma vie, avait réussi à tirer les larmes de mes yeux.  Et maintenant elle demandait à ce que je les arrête. Cette femme ; qui qu’elle soit, devait être comme Merry-Go-Round, ou Bad-End-Night, ou le grand manitou suprême du cirque : Aimer faire le mal. Aimer blesser les gens. Ou le faire inconsciemment.
Elle passa sa main pour essuyer mon œil, sans même savoir que l’autre s’humidifiait aussi.
Entre deux soubresauts, et deux sanglots, je lui murmurais la voix brisée :

« Vous ne savez rien de moi. »

Elle eut un air désemparé l’espace d’une seconde. Et je la fixais, encore, et encore. Comme si mon regard pouvait transpercer son corps. J’étais tellement triste, soudainement. Qui étaient ces gens, qui se croyaient maitres en jouant sur les sentiments des autres ? Pourquoi s’acharnait-on de questions sur moi ? J’aurais du me douter que cette attention a mon égard n’était pas la pour faire ami-ami. I don’t have Friends.

« Je suis vraiment vraiment désolé de t’avoir fait pleurer, je t’assure ! Tape la vielle que je suis si ça peut te calmer … Et t’es trop mignonne pour pleurer, alors sèche moi ces larmes. J’vais me mettre à chialer aussi si tu continues tellement j’vais m’en vouloir … »

La blanche tentait de me bercer. Elle n’imaginait pas un seul instant que j’aurais pu la frapper jusqu'à la mort, si mon corps n’était épris que de colère. Le chagrin m’empêchait de lui faire du mal. La crainte aussi. La forêt était pourtant un endroit magnifique pour tuer. Personne ne saurait.  Sauf Bénédicte et Merry-Go-Round. Et la, je souffrirais aussi surement, puisque Maria était proche d’elles. Who cares ?
L’envie me titillais de détruire son corps. Puis je repensais à son ancien métier, et celui de son mari. Trop risqué. Je me contentais de la gifler en la repoussant.

« Recule. »

Je me séparais de ses bras et de son étreinte. Je ne me rendit même pas compte que dans ma colère, je la tutoyais maintenant. Ce recule, n'étais pas poli. C'était un ordre, peut être juste un conseil, de sécurité.   Shit, mon œil de verre coulait.
J’étais dans l’obligation d’enlever ce fucking cache œil.
Je baissais les yeux, décidée a faire comme si j’étais seule.

« Je ne veux aucun commentaire. Et pas de questions, pigé ? »

J’avais repris mon air dur, et j’essuyais d’abord mon œil droit d’un geste sec, comme agacée par mes propres larmes. Je haïssais pleurer, j’en avais marre d’être la faible de l’histoire. Puis, je passais une main derrière mon oreille droite et l’autre derrière mon oreille gauche. Et laissais glisser, puis tomber mon cache œil sur mes genoux, espérant pour que le tissu ne soit pas mouillé. Je me fichais de plus en plus de si Maria voyait ou non la couleur émeraude et le cristal incrusté dans mon visage. Je me fichais qu’elle remarque la différence de mes pupilles, une fixe, comme vide, l’autre parfaitement vivante et active.  Après tout, elle pouvait dire ce qu’elle voulait. Je m’en fichais. Ca n’aurait pas été la première fois que cet œil était exposé.
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MessageSujet: Re: Death Should Not Have Taken Thee ! | Feat Final Doll Freak   Sam 10 Aoû - 15:41


Death Should Not Have Taken Thee !

Elle lui avait ordonné de reculer. Instinctivement la blanche lui avait obéit, s’éloignant légèrement d’elle, portant une main sur sa joue rougis en baissant les yeux. Ça faisait mal.

« J’te jure que te faire pleurer n’était pas dans mes intentions … je déteste voir les autres triste … »

Relevant le regard vers la fillette, elle tomba nez à nez avec son deuxième œil. Écartant légèrement les yeux, elle se tut sous ordre de son interlocutrice, se contentant simplement de la fixant.

« Pourquoi tu le caches ? Finit-elle par demander après un long silence. Je pensé que tu avais un trou au début. Franchement si je peux me permettre, tu devrais rester comme ça. Elle se stoppa dans sa phrase pour lâcher un faible soupir. Ne t’obstines pas à cacher ce que tu détestes, ça ne te serviras à rien. »

Riant de nouveau, elle resta tout de même à une certaine distance de la plus jeune, fourrant une main dans la poche de son pantalon pour se masser la nuque de l’autre. Sortant finalement une nouvelle cigarette qu’elle alluma de nouveau, malgré tout ce qu’elle pouvait dire sur cette gamine … elle était stressante. Maria ne pouvait pas prévoir les actions de Freak, rien de l’idée que la petite ne lui saute à la gorge la terrifié. Elle pourrait bien sortir ce minuscule couteau-suisse nichant dans ses poches, mais elle n’avait absolument aucune envie de la blesser, elle l’avait bien assez fait souffrir.

« Écoute Freak, je ne savais pas que tu étais orpheline, sinon je ne t’en aurais jamais parlé. Et je savais pas non plus que tu avais vingt-ans ! C’est difficile de connaître les sujets sensibles avec des personnes qu’on ne connait pas. Maintenant je ne parlerai plus de ça, j’te jure ! »

Elle s’en voulait terriblement, baissant de nouveau les yeux, elle se releva pour s’étirer essuyant la terre collée à ce qui semblait être un sarrouel pour s’attacher de nouveau les cheveux en queue de cheval.

« Tu veux bien qu’on fasse la paix ? Demanda-t-elle en lui tendant la main. »


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MessageSujet: Re: Death Should Not Have Taken Thee ! | Feat Final Doll Freak   Sam 10 Aoû - 16:55

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« Pourquoi tu le caches ? Je pensais que tu avais un trou au début. Franchement si je peux me permettre, tu devrais rester comme ça.  Ne t’obstines pas à cacher ce que tu détestes, ça ne te serviras à rien. »

Je relevais précipitamment les yeux vers elle. Et je plantais les deux dans les siens. Elle riait. Seulement, moi, j’avais l’air on ne peut plus sérieux. Un trou. Y’en avait bien sur eu un a un moment. J’aurais préféré avoir un trou, plutôt d’avoir une partie du corps identifiée à une poupée morte, sans vie, manipulable.
Mon œil il ne voyait pas la vie ; Il voyait la mort sous tous ses angles. Le néant, ce qui ne vivait pas. Il voyait un trou, il ne voyait que le coté qui attendait chaque être vivant, et voyait donc en avance ce que j’allais aussi subir.  Je croyais même pouvoir voir les fantômes à certains moments, ou parler aux gens qui erraient encore dans les limbes. Je préférais cacher la mort, tant que j’étais en vie. Let me see inside your soul, they said.

«  La ferme. J’ai dit pas de questions, t’as pigé, ou tu te fous de ma gueule ?  Hein ? Tu te fous littéralement de moi, c’est ca ? »

Elle sortit une nouvelle cigarette. Encore une. Une troisième donc. Et en portant ce bâton de tabac à sa bouche, mon émeraude pouvait presque voir la vie de Maria se consumer comme du tabac.

« Écoute Freak, je ne savais pas que tu étais orpheline, sinon je ne t’en aurais jamais parlé. Et je savais pas non plus que tu avais vingt-ans ! C’est difficile de connaître les sujets sensibles avec des personnes qu’on ne connait pas. Maintenant je ne parlerai plus de ça, j’te jure ! »

Elle réitérait. Encore. Elle réitérait qu’on ne voyait pas ma majorité, et qu’on ne voyait pas que j’avais mal. Qu’on ne voyait pas ce que ce fucking circus avait fait de moi, et de ma vie misérable. J’avais envie de le hurler, moi, ce que je ressentais. J’avais envie de partager, de montrer, de faire souffrir. J’avais envie qu’on comprenne, qu’on souffre comme moi j’avais souffert.
Elle se releva en même temps de que moi. En parfaite synchronisation.  Et sa main se tendit vers moi. Sa main, elle avait l’air trop heureux, trop assurée. Elle semblait sure de ce qu’elle faisait.

« Tu veux bien qu’on fasse la paix ? »

La paix. Je ne voyais que ca dans son être. C’est tout ce que je voyais. Mais c’en était trop. Mon corps a moi était tout sauf paisible. J’ignorais sa main un instant, gardant ce regarde pesant sur le sien. Presque un défi.
Je ne  me contrôlais plus.
Elle pensait jouer avec un pantin, une jolie poupée qu’on offre aux enfants, ces poupées qu’on coiffe, qu’on habille à sa guise. Ces poupées magnifiques au teint rosé, qui se laissent docilement tripoter et diriger.
I’m not one of those cutie dolls.
Eprise d’un nouveau flot de larmes, et surtout d’un élan de rage, je me jetais littéralement sur Maria. Une de mes mains aux airs de porcelaine fraiche s’attaqua à la gorge de celle-ci alors que je la plaquais contre le tronc d’un des arbres. Mon étreinte se resserrait, incontrôlable. Mon but n’était pas de tuer. Je n’avais jamais violenté personne avant mon entrée au cirque, mais depuis… Je faisais régner le mal auprès de ceux qui cherchait un peu trop le coté adorable qu’on voulait m’attribuer. J’étais grande, j’étais plus forte qu’on ne voulait me le faire croire.
D’ailleurs, cette force je ne la contrôlais pas. Une vois que je n’avais pas dans mon corps auparavant m’appelait a la blesser. Et malgré mes 38 kilogrammes ridicules, ma main empoignait fermement le cou de la Blanche.
J’en avais marre d’avoir mal. Et j’en avais marre de faire du mal. Mais la voix qui me parlait intérieurement, m’ordonnait de me faire du mal. Ma conscience ? Est-ce que c’était elle ?
Ma main libre vint se poser sur ma propre tempe, en attrapant mes cheveux. Je voulais qu’elle se taise, je voulais lâcher Maria, qui avaient l’air sincère.

« Arrête.. ! Arrête ca !  Hurlais-je. Puis relevant la tête vers Maria, je lui hurlais a la suite : Et toi, je t’avais dit de ne pas poser de question ! Pas de questions ! C’était si dur, hein ?! »

Un gémissement sortit d’entre mes lèvres, les dents serrées. Je tirais sur mes doigts pour les ouvrir, en vain.  Et je finis par me remettre a pleurer lamentablement. Une larme ruissela sous mon œil de poupée. Congrat’s, you made my doll eye cry. .
Je me haïssais. Je haïssais cet œil, je haïssais ma mere, ma vie, cette vois. Tout, Je haïssais tout, sauf Maria. C’était aussi la seule qui ne ma haïssait pas. Et si je continuais, j’allais la tuer.
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Maria A. Ackermann

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MessageSujet: Re: Death Should Not Have Taken Thee ! | Feat Final Doll Freak   Dim 11 Aoû - 21:30


Death Should Not Have Taken Thee !

Tout s’était passé tellement vite, se retrouvant plaqué contre le tronc de l’arbre, la gorge emprisonné dans la frêle main de l’ébène. Tout allait bien trop vite pour la blanche qui, par simple réflexe, avait posé sa main sur le poignet de son assaillante pour essayer de lui faire lâcher prise sans la lâcher des yeux, une lueur de terreur dans le regard.

Maria l’avait prévu pourtant, que la plus petite pouvait s’en prendre à elle à n’importe quel moment, mais elle avait baissé sa garde l’espace d’un instant. Plongeant sa main dans sa poche, elle tata le petit couteau. Blesser une enfant ? Elle n’en était pas capable, c’était au-dessus de ses moyens.

Pourtant elle avait de plus en plus de mal à respirer, fixant toujours les yeux vairons de Freak en la suppliant de la lâcher du regard, sans prononcer le moindre mot, resserrant simplement son emprise sur le poignet de la fillette.

« Et toi, je t’avais dit de ne pas poser de question ! Pas de questions ! C’était si dur, hein ?! »

Sur le coup, elle avait baissé le regard, le relevant en remarquant les larmes sur les joues de la fillette, la germanique se mordit un instant la lèvre avant de laisser plusieurs larmes roulées sur ses joues.

« Lâche-moi s’il te plaît … Je n’ai pas le droit … de mourir maintenant. Si je meurs, Klaus ne s’en remettra jamais … alors fais-le au moins pour lui … même si tu ne le connais pas … s’il te plaît … »

Et de plus, le Dark Woods Circus avait juré protection à Maria, qu’aucun membre ne la touchera sous peine de sanctions, qu’elle n’avait rien à craindre de Merry-Go-Round, alors que feraient-ils subir à la jeune fille si la barwoman venait à rendre l’âme ? Elle ne voulait même pas imaginer, parce que forcément, ça serait Bénédicte qui lui assénerai l’ultime châtiment, et dieu que la femme pouvait être sadique.

Le souffle lui manquait, pourtant elle continua à parler, laissant de grandes pauses entre chaque moitié de phrase, la voix tremblante comme tout le reste de son corps.

« Je suis sous la … protection du grand … manitou. Si tu me tues … tu ne récolteras … que la mort toi … aussi. Il te tuera … pour te punir … Elle renifla un bon coup, haletante. J’en suis … sûre. »

Elle se tut ensuite, fermant les yeux en essayant de se calmer, tirant malgré tout sur la main de la jeune pour lui faire lâcher prise.


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MessageSujet: Re: Death Should Not Have Taken Thee ! | Feat Final Doll Freak   Lun 12 Aoû - 18:20

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« Lâche-moi s’il te plaît … Je n’ai pas le droit … de mourir maintenant. Si je meurs, Klaus ne s’en remettra jamais … alors fais-le au moins pour lui … même si tu ne le connais pas … s’il te plaît … »

La blanche s’était mise à pleurer, elle aussi. Elle était en train d’implorer que je la libère.  Et son prétexte c’était  que je doive la lâcher pour le bien de son mari. C’était tellement égoïste. C’était me demander d’épargner son petit cœur pour celui qu’elle aimait, et qui l’aimait en retour. Est-ce qu’on m’avait graciée moi, quand j’avais besoin d’être épargnée du mal ? Est-ce qu’on m’avait fait part de gentillesse et de bonté ? Je ne savais pas ce que c’était quand quelqu’un faisait preuve de bonté.
Ma main tremblait ? Elle tremblait tellement forte, que si elle avait été en verre, elle aurait explosé.
Pourtant, j’avais pas envie de la tuer. Juste… lui faire peur. Très peur. This creep me out.
J’avais envie qu’elle ai assez peur pour comprendre ce que le cirque nous faisait devenir. Des bêtes. Des animaux. On était la, à tourner en rond dans notre cage gigantesque, le chapiteau. Et pourtant je semblais être la seule jusqu’ à présent qui haïssait autant cet endroit. Comme si j’étais la seule a penser que, de  cet endroit, n’émanait que peine, mépris et souffrance.

« Je suis sous la … protection du grand … manitou. Si tu me tues … tu ne récolteras … que la mort toi … aussi. Il te tuera … pour te punir … . J’en suis … sûre. »

Death.
Ouais, la mort. La fin de la vie. Le début d’autre chose, peut être.
Pourquoi en étant si proche de la mort, mon œil ne pouvait-il pas lire ce qu’elle cachait ? Pourquoi ne pouvais-je pas ressentir ce que réservait la mort, l’inaction ?
Je m’en fichais. Je rétorquais a Maria, desserrant légèrement ma prise, sans pour autant la lâcher :

« Et la mort. Tu  pense pas que la mort, c’est mieux que ce putain de cirque ?! Hein ?! »

Sur ces mots, je finis par la lâcher ; Qu’elle s’écroule au sol ou non, j’en avais fini. Si c’était pour me faire des remontrances par rapport à ce que j’allais devenir, elle était bien mal placée. Elle aurait du être la bien plus tôt, bien avant.

« Je me fous de la mort. Si tu crois que j’en ai encore peur, tu te trompe. »

(HRP :Pardon encore pour la taille ridicule de ce post, mais bon, tu sais pourquoi et tout, je t'ai envoyé un message...)
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MessageSujet: Re: Death Should Not Have Taken Thee ! | Feat Final Doll Freak   Lun 19 Aoû - 15:54


Death Should Not Have Taken Thee !

Dès que l’enfant la lâcha, elle porta automatiquement une main à sa gorge, reprenant petit à petit sa respiration sans lâcher l’ébène du regard … un regard terrorisé.

« Qui te dis que ce cirque est si pittoresque que ça ? J’ai vu des gens heureux ici, certes peu, mais des gens qui avaient retrouvés le gout de vivre dans cet endroit. Alors non, pour moi la mort est pire que cet endroit. Après je n’y vis pas, donc je ne connais pas forcément les conditions auxquelles vous êtes exposés. Elle lâcha un bref soupir, se décollant de l’arbre pour s’éloigner un peu de la petite. Tu sais, le patron ne me dit rien, je suis juste un objet qu’il utilise pour servir sa cause, et je sais au fond de moi, qu’il finira par nous tuer Klaus et moi pour nous faire taire. »

Elle avait peur de cet homme plus que tout au monde, pourtant elle ne pouvait s’empêcher de le servir, ne serais-ce que pour gagner quelques années de tranquillité avec Klaus avant de s’enfuir de cet endroit pour retourner en Allemagne et recommencer une nouvelle petite vie comme si rien ne s’était passé. Délaissant ses amis sans rien leur dire … et rien que pour ça, elle se dégoutait. On pouvait dire tout ce qu’on voulait sur les habitants du cirque … mais à côtoyer ce monstre, elle en devait un petit à petit. Replaçant une mèche derrière son oreille, la germanique ramassa sa bouteille de whisky, buvant une dernière gorgée pour grogner un bon coup en repassant ses doigts sur la marque rouge qu’avait laissé la plus jeune.

« N’empêche, tu m’as fait super mal. »

Tendant sa main libre vers Freak, elle lui sourit tendrement, lâchant même un petit rire.

« Ça te dis de quitter ce cirque de mes deux ? Tu sais la ville est vraiment un bel endroit ! Il nous reste une chambre de libre, tu peux venir dormir chez-moi si tu veux. En plus Klaus sait super bien cuisiner ! S’avançant vers la concernée, elle tapota le haut de son crâne. Et ne crois pas que je te prends en pitié, j’ai horreur de ça, on aura qu’à dire à Bénédicte que j’ai décidé de te prendre sous mon aile. Quesque tu en penses ? »

Si elle oubliait l’assaut de la jeune fille, Maria ne pouvait s’empêcher de l’apprécier.


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MessageSujet: Re: Death Should Not Have Taken Thee ! | Feat Final Doll Freak   Lun 19 Aoû - 21:03

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Maria porta une main à sa gorge, comme a la recherche d’air. J’avais surement forcé un peu trop, ma main avait surement serré trop son cou… Une marque rouge ornait ce fragile endroit.

« Qui te dis que ce cirque est si pittoresque que ça ? J’ai vu des gens heureux ici, certes peu, mais des gens qui avaient retrouvés le gout de vivre dans cet endroit. Alors non, pour moi la mort est pire que cet endroit. Après je n’y vis pas, donc je ne connais pas forcément les conditions auxquelles vous êtes exposés. Tu sais, le patron ne me dit rien, je suis juste un objet qu’il utilise pour servir sa cause, et je sais au fond de moi, qu’il finira par nous tuer Klaus et moi pour nous faire taire. »

Des gens heureux. Seuls les déglingués étaient heureux ici. Comment peut on être heureux dans ce fucking circus ?! Seuls les frappés, les tarés, les idiot, et les inconscients crédules sont heureux ici. Et je ne suis aucun de ces critères. Ils n’y a que ceux qui n’ont nulle part ou aller, qui se plaisent sous ce chapiteau. Moi, on m’y a emmené pile au moment ou j’avais toutes mes libertés. Au moment où je pouvais aller n’ importe où. Certes je n’avais aucun but comme tous les imbéciles heureux qui se retrouvent ici, mais, moi, je voulais au moins partir, pour trouver un but, pas errer comme un fantôme, puisque tel en était ma réputation et mon destin. Bien sur que non, Maria ne vivais pas toujours ici, et ne pouvait pas savoir. Mais cette femme, acceptait d’être un objet, qu’on manipule et qu’on jette, tout comme nous. Parce que le grand manitou ferait ce qu’il veut d’elle et de Klaus. Because he's the Master.
Je me permis de murmurer.

« Alors tu sais à quoi t’attendre. Et je ne comprends pas comment tu peux défendre ceux qui te réservent le même destin que moi. »


Glissant sa main sur son cou mutilé par mes mains biscuitées et a la couleur de la porcelaine, Maria lâcha un : « N’empêche, tu m’as fait super mal. » qui me laissa perplexe. Je ne mesurais jamais ma force. Et la je jugeais ne pas savoir beaucoup forcé, comme si je m’étais incroyablement retenue. Je n’osais pas imaginer ce qu’il en serait advenu de cette femme si je n’avais pas contenu me force. JE l’aurais surement tuée. Si ma pulsion m’avait gardée sa tête aurait surement explosé en aspergeant mes vêtements. Et moi ? Mon coté noir aurait ri.

Sortant de ces sombres pensées, en secouant la tête, je vis la main de la Blanche tendue vers moi, de façon presque amicale comme la 1 ère fois.

«Ça te dis de quitter ce cirque de mes deux ? Tu sais la ville est vraiment un bel endroit ! Il nous reste une chambre de libre, tu peux venir dormir chez-moi si tu veux. En plus Klaus sait super bien cuisiner ! Et ne crois pas que je te prends en pitié, j’ai horreur de ça, on aura qu’à dire à Bénédicte que j’ai décidé de te prendre sous mon aile. Qu'est ce que tu en penses ? »

Sur le coup je me mis à hésiter. Des centaines et des centaines de pensées me traversaient l’esprit, et j’avais un mal fou à peser le pour et le contre. Cela ne faisait que quelques minutes que j’avais rencontré cette femme. Et j’avais déjà faillit la tuer. D’ailleurs, sa façon de me tapoter la tête comme un toutou m’exaspérait, et me donnait envie de la frapper à nouveau.    
Mais, en même temps, l’idée qu’on me propose « de me prendre sous son aile »  était ce que j’avais toujours secrètement voulu et qu’on ne m’avais jamais accordé…
Et fixant Maria dans les yeux, je ne savais pas quoi répondre.
Elle me proposait de gérer auprès de Bénédicte toute absence… Mais je devrais tout de même venir ici tous les jours… Mais j’aurais un vrai chez moi autre qu’une vieille roulotte en bois…
Terriblement émue, je ne savais pas me décider. Surtout que si elle parlait de ma violence a son conjoint, je risquais encore gros. Oh fuck it je savais me battre aussi s’il le fallait, ce ne serait que me défendre.
Après avoir laissé un blanc énorme dans la conversation, je me mit à bégayer en reprenant ma sensibilité d’avant :

« D-D’accord. Je viens… M-Mais… Attention, hein. Je suis pas un chien qu’on apprivoise en lui donnant une panière et a bouffer. F-Faites gaffes. »


Je m’éclaircis la gorge, terriblement gênée d’accepter une proposition. Je mesurais parfaitement les risques de quitter le cirque. Et m’apprêtant a serrer sa main dans la sienne, la tendant a mon tour, je repris.

« De toute façon, je reviendrais ici tous les jours, je ne passerais que la nuis chez vous. C’est un deal ? »
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MessageSujet: Re: Death Should Not Have Taken Thee ! | Feat Final Doll Freak   Mar 20 Aoû - 14:52


Death Should Not Have Taken Thee !

« D-D’accord. Je viens… M-Mais… Attention, hein. Je suis pas un chien qu’on apprivoise en lui donnant une panière et a bouffer. F-Faites gaffes. De toute façon, je reviendrais ici tous les jours, je ne passerais que la nuit chez vous. C’est un deal ? »

Devant son changement de caractère, la blanche ne put s’empêcher de rire à nouveau, attrapant simplement la main de la jeune fille pour la tirer avec elle, sa bouteille de whisky dans l’autre main.

« Tu peux venir quand tu veux ! Que ce soit pour venir la nuit ou dans la journée, même si nous bossons tous les deux au bar, mais tu peux aussi y faire un tour. Le seul truc qu’il faut éviter de dire à Klaus que tu as essayé de m’étrangler, et éviter d’être violente … parce que Monsieur est assez impulsif quand ça lui prend. Il risque de le prendre mal si tu venais à lui répondre trop souvent. »

Nouveau petit rire. Au fond elle appréandait l’arrivée de la petite chez elle. Comment réagirait l’homme de la maison ? Bien ? Mal ? Il se contentera de soupirer en changeant de pièce en lâchant un injure presque inaudible comme il en avait l’habitude dès que la blonde décidé de ramener quelqu’un à la maison. Il ne changera jamais celui-là.

« Par contre, faut quand même trouver Bénédicte, histoire qu’elle me file sa mission de mes deux et qu’on puisse avoir son autorisation. Parce que même si elle me les brise grave, elle reste un peu ma supérieure hiérarchique, tout comme Merry-Go-Round. »

La barwoman lâcha un bref soupir, tirant toujours l’ébène par la main, scrutant les alentours à la recherche de Bad End Night. C’est après un petit moment qu’elle retomba sur le chapiteau, souriant comme une idiote, elle regarda autour d’elle pour finalement apercevoir la recherchée, délaissant le poignet de Freak.

« Attends-moi là, je vais la voir, je reviens dans une minute. »

Sans attendre une réponse de la part de sa nouvelle amie, elle se dirigea vers la borgne, frissonnant légèrement comme à son habitude en croisant l’œil mort découvert de la jeune femme. Elles parlèrent un instant ensemble, la supérieure passa un petit papier à l’allemande avant de partir en la saluant. Un grognement s’échappa des lèvres de Maria avant qu’elle ne retourne vers Freak en souriant pour lui attraper une nouvelle fois la main et la traîner de nouveau.

« Allez bien, Bénédicte m’a laissé quartier libre te concernant, donc je vais te présenter les lieux, tu pourras rester jusqu’à demain matin si tu le veux. Affirma-t-elle en retournant vers la ville. »


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MessageSujet: Re: Death Should Not Have Taken Thee ! | Feat Final Doll Freak   Mar 20 Aoû - 20:31

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Je vis Maria s’éloigner. Vers Bad-End-Night, après qu’elle m’ai déballé un flot de parole que je mis du temps à assimiler.
Ca allait vraiment trop vite pour ma pauvre tête et mon cerveau habituellement peu actif se mettait à fonctionner.
Klaus. Pas dire violence. indeed.
Moi, rester calme, et obéir. Not an easy way.
Respirer à fond, trouver Bénédicte. C’est bon. here we go comme on dit.
Maria avait rejoins ma supérieure. Et rien que sa vue me répugnait. Je continuais de me demander comment Maria pouvait collaborer avec elle. Comment elle pouvait bien s’entendre avec elle. Comment elle pouvait la supporter. C’était inconcevable pour moi.
Je les vis discuter, échanger même un papier. Surement du boulot pour la Gamma.
Bénédicte croisa mon regard. Mon regard noir, malgré mes yeux vairons.  C’est a ce moment que je remarquait que mon œil de poupée était encore visible. Je remis aussitôt mon cache œil, en me débâtant légèrement avec mes cheveux. Même avec un seul œil, les miroirs c’était bien pratique. Même si je ne voyais qu’un coté de la vie. Même si seul le coté droit me paraissait vivant.
Bad-End-Night aussi avait un œil en moins. Elle aussi était borgne. Mais peut être que m’incruster un feux œil, l’avait fait jubiler de plaisir a l’idée que je puisse souffrir de ce mal, ou au contraire, la faire mourir de jalousie, pour le trou que j’avais comblé et qui fascinait les gens.
Je secouais la tête, refusant de penser à ce genre de chose. Si ma supérieure acceptait j’allais pouvoir dormir autre part que dans la forêt dans ma roulotte. Et avec un peu plus de chance, les habitants me prendraient pour une des leurs, une fille normale, une humaine, une villageoise, ce que j’étais avant. Before.
Maria revint vers moi, et son sourire me laissa traduire ses paroles avant même qu’elle ne les dise:

« Allez bien, Bénédicte m’a laissé quartier libre te concernant, donc je vais te présenter les lieux, tu pourras rester jusqu’à demain matin si tu le veux »

Sa main attrapa mon poignet et elle m’attira avec elle. Je quittais le cirque. Depuis combien de temps je ne l’avais pas quitté ? Combien de temps avais-je passé à me cacher de la ville ?
Je n’en avais strictement aucune idée, mais j’étais aussi heureuse qu’appreurée.
Dans mon angoisse je lâchais juste « E-Eh, doucement… ! » avant de me laisser entrainer.


RPG Terminé.
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