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 « Dieu a tout créé. Dieu a créé le racisme. Mais Dieu a aussi créé l'antiracisme. Avec tout le respect que je lui dois, Dieu est un sacré fouteur de merde. | FINIE »

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Maria A. Ackermann

Messages : 76
Date d'inscription : 18/06/2013


feuille de personnage
Nom : Ackermann
Âge : 34 ans
Métier : Patronne d'un bar

MessageSujet: « Dieu a tout créé. Dieu a créé le racisme. Mais Dieu a aussi créé l'antiracisme. Avec tout le respect que je lui dois, Dieu est un sacré fouteur de merde. | FINIE »    Dim 28 Juil - 13:42

Maria Alice Ackermann

• Nom : Ackermann est son nom d'épouse, son nom de jeune fille se trouve être Eilenbecker

• Prénom : Maria, Alice

• Âge : Trente quatre ans

• Gang : Gammas

• Grade : Chef des Gammas

• Nationalité : Allemande

• Origine : Allemande

• Orientation Sexuelle : Bisexuelle

• Statut Social : Mariée depuis plus de 8 ans à Klaus W. Ackermann

• Métier :  Patronne bar de la ville

• Relation avec les autres gangs : Maria elle remet tout le monde à sa place, elle troll tout le monde et ce peu importe le clan. Donc elle s'en fout totalement et les autres lui rendent bien, de plus son bar n'étant pas un lieu d'affrontement, c'est comme si tout le monde était égaux en entrant à l'intérieur.

• Relation avec le DWC : Elle a pactisé avec le mal, c'est un peu l'esclave du Dark Woods Circus forcée d'effectuer les boulots minables pourtant elle ne semble pas les détester, sa relation avec Bad End Night le prouve, elles semblent s'apprécier tout particulièrement.






Physique

Maria, beaucoup la trouve étrange, étrange dans sa manière d’être et dans le style vestimentaire qu’elle offre aux autres, fixant cette femme comme s’il s’agissait d’une marginale ayant renié les principes de la société. Peut-être, peut-être pas. Mais une chose est sûre, elle ne passe jamais inaperçue. Un regard se lève la plupart du temps vers elle, la dévisageant de haut en bas, ne lâchant nullement du regard cette trentenaire d’un mètre soixante-huit et des poussières. Les gens la voient d’ailleurs beaucoup plus grande quand on leur parle d’elle, et c’est en étant surpris que certains doivent baisser légèrement les yeux pour lui parler. Mais le détail qui marque le plus les esprits, ce sont ses cheveux, une longue tignasse blanchâtre tressée et attachée à l’aide d’un élastique rouge, s’arrêtant en dessous des fesses, plusieurs mèches rebelles encadrant son visage pâle, pouvant presque rivaliser avec sa chevelure. Peut-être parce qu’elle ne sort jamais des tréfonds de son bar, esquivant le soleil un maximum, laissant cette peau immaculée à l’abri. Sans oublier ses deux billes océans, vous fixant d’un regard amusé pourtant remplis de secrets bien gardés. Beaucoup vous diront être attirés par ses yeux, d’autres affirmeront être attirés par autre chose de plus « beau », peut être l’aurez-vous compris, si elle croyait en Dieu, elle aurait tout de suite affirmé qu’il l’avait gâté à la naissance, mais elle préfère dire qu’elle a eu de la chance en naissant, amusée par les réactions des gens. Des formes là où en faut, une poitrine voluptueuse sans pour étant être vulgaire, un bon 85D d’après certains habitués squattant son bar et ayant l’habitude de la côtoyer. Ses membres ? Fins certes, mais puissants, récompense de son dur labeur à l’école militaire, des doigts de fée maniant la gâchette à la perfection, des jambes endurcies par les courses à pied, pourtant, ils restent aussi pâles que son visage, comme si ses entraînements en plein pique du soleil n’avaient servis à rien, on aurait presque pu croire qu’elle était mâte de peau à l’époque, mais c’est résolu, c’était il y a longtemps, quand elle était encore « jeune », maintenant elle se laisse aller, délaissant le sport pour s’empiffrer à longueurs de journées.

Beaucoup trouvent son style vestimentaire assez spécial … ils n’ont pas forcément tort, mais ils n’ont pas toujours raison. Tout dépend de ses humeurs ont va dire, et du programme qu’elle a prévu. Au bar, elle vous abordera vêtue de manière complétement dépravée, vivant juste au-dessus de ce petit trou paumé et ayant directement accès par une simple porte, elle peut arriver fringuée d’une simple chemise lui arrivant aux mollets, une paire de chaussons et rien en bas, saluant les gens avec une éternelle cigarette colée au coin des lèvres. La plupart, surtout des femmes trouvent ça vulgaire, dévisageant la patronne alors que les hommes avouent apprécier ce « spectacle », sans pour autant le dire tout haut, de peur de se faire casser la gueule par le bonhomme squattant toujours le comptoir derrière le bar. Mais elle ne se montre pas toujours aux autres ainsi. Il lui arrive, surtout lors d’évènements spéciaux d’ailleurs, de porter une tenue plus adéquate à la situation, un chemisier à rayures noir et blanc et par-dessus un corsage noir mettant en valeur sa poitrine, un short noir et des jarretelles de la même couleur, chaussant de fins escarpins. Mais d’après ses dires, elle n’aime pas forcément ce genre de vêtements, beaucoup trop serrés pour elle. La trentenaire préfère de loin les habits amples, elle porte souvent un débardeur kaki et un ample pantalon orné de chaînes, chaussant des grosses bottes provenant surement de son service militaire, attachant alors ses cheveux en une simple queue de cheval.
Caractère

Maria, c’est quelqu’un d’étrange. Quelqu’un se prenant encore pour une enfant malgré son âge ,  quelqu’un de pas très fute fute pour tout dire. Elle passe sa vie à sourire, à raconter des blagues à la con et à sortir des citations trouvées on ne sait où. BREF, au premier abord on la prendra plus pour une femme pas forcément bien dans sa tête, surtout lorsqu’elle se met à rire bêtement derrière le comptoir du bar alors que personne ne lui a adressé la parole. Elle est maternelle aussi Maria, étant une femme dans la fleur de l’âge et sans enfant à cause de son homme –elle ne cesse de lui en vouloir pour ça-, elle prend tous les enfants comme ses enfants. Toujours accrochée à eux, toujours à les coller, à les forcer à l’appeler « Maman » pour essayer de combler ce manque. La germanique ne pense qu’à bouffer aussi, un ventre sur patte finissant les restes, on la croisera toujours avec quelque chose dans la bouche, sucette, ou viennoiseries, elle a toujours quelque chose à se mettre sous la dent, peu importe la situation. T’es paumé dans une forêt au milieu de nulle part ? Pas de soucis, Maria sortira comme par magie une sucette de sa poche … mais juste pour elle, parce que Maria c’est la pire radine du monde. Ce qui lui appartient à elle n’appartient QU’A elle, interdiction de toucher à ce qu’elle possède, que cela soit vivant ou non. Elle est gueularde aussi, si on combine ça à son autoritaire quotidienne, ça donne un mélange explosif, parce qu’elle sait se faire obéir, peut-être des restes de l’armée, être la seule femme parmi plusieurs hommes et être obligé d’avoir un fort caractère en permanence, ça a fini par s’ancrer en elle. C’est surtout son mari qui en fait les frais d’ailleurs, lorsqu’il a le malheur de tirer au flanc cinq minutes pour se reposer, la voilà qui arrive pour lui gueuler dessus comme une folle, en profitant pour lui foutre tous les problèmes de couple sur la gueule.

Pourtant … On ne devient pas chef des Gammas en étant une attardée mentale gueularde et goinfre, et c’est souvent difficile à croire, mais elle peut se montrer sérieuse, très sérieuse même, toujours avec une pointe d’humour nias, mais ce n’est plus le même regard idiot, et il est inutile de la prendre pour plus bête qu’elle n’est, l’armée est encore la cause de tout ça, mais la militaire est quelqu’un de stratégique et qui pèse le pour et le contre avant chaque action.

Mais bon, Maria c’est aussi une dépravée, elle n’a aucune pudeur et n’hésite pas à exhiber ce « magnifique » corps malgré son âge avancé, balancé des phrases à double-sens à n’importe qui, sortant d’une manière bien trop osée dans le bar, et lorsqu’on lui fait la remarque, elle rit, oui, elle se contente de rire. Et aussi, l’allemande a beau tenir un bar, elle ne tient presque pas à l’alcool, et une fois saoul, elle sortira toutes les conneries imaginales ou non, et puis, il est facile de la faire parler dans les moments comme ça.

Maria elle est astraphobe aussi, petit éclair, un petit coup de tonnerre et la voilà partie à hurler comme une folle en courant partout, sortant les blousons et les bottes pour fuir si besoin est.
Histoire

CHAPITRE O1 - …

Elle l’a rencontré quand elle a fait son service militaire à dix-huit ans, c’était un 25 Novembre frileux, un temps minable après un levé à cinq heures du matin pour une journée qu’elle avait senti comme pourrie, de gros nuages grisâtres cachaient le soleil dont seuls quelques rayons réussissaient à passer. Elle aurait tellement préféré être chez elle, à plus de cinquante kilomètres d’ici pour pouvoir être encore au lit à passer une magnifique grasse matinée, et même là on l’avait repéré dès le début lorsqu’elle était arrivée en retard pour le petit déjeuner, prenant place à côté d’un jeune homme qui devait avoir son âge environ, ne levant même pas un regard vers elle lorsque la blanche s’affala à côté de lui, se contentant de manger alors que la jeune adolescente avait osé le fixer timidement, souriant faiblement lorsqu’il tourna enfin la tête vers elle d’un air dénué de tout intérêt, la tête reposée dans la paume de sa main.

«  J’ai oublié de te demander, je … je peux m’assoir ici ? Avait-elle demandé. »

Il ne lui avait même pas répondu, détournant simplement le regard alors qu’elle ne le lâchait pas, se mordant la lèvre inférieure, vexée par la réaction de ce mec qui l’avait ignoré comme si elle n’avait jamais existé. Pourtant elle ne lâcha pas l’affaire, s’approchant un peu plus de lui en souriant.

« Dis, c’est quoi ton nom ?! Moi je m’appelle Maria, Maria Alice Eilenbecker ! Enchanté de te rencontrer ! Tu es ici pour ton service militaire toi aussi ?
- Muh ? Je suis Klaus Wolfgang Ackermann, et non, je suis ici pour un bout de temps, contrairement à la petite personne que tu es. »

Il retient un cri de surprise et de douleur, se retournant vers la blanche qui avait à son tour posé son menton sur sa paume, le fixant d’un sourire carnassier après avoir broyé son pied. Il lui lança un regard assassin qu’elle rendit en grignotant son repas, lorsqu’il détourna de nouveau la tête, elle s’était mise à rire bêtement, s’attirant un nouveau regard meurtrier de la part du jeune homme qui se leva en emportant son plateau, prêt à partir.

« T’es un petit marrant Klaus …
- Ne sois pas si familière avec moi, nous ne sommes pas amis je te ferais dire !
- Tu es si froid alors que je veux seulement être gentille avec toi, tu es méchant ! »

Il avait lâché un soupir, se rasseyant à côté de la jeune fille en plongeant ses billes dorées dans celle de la blanche qui fit de même, affichant un sourire amusé alors qu’un simple grognement sorti de la bouche du jeune militaire.

« Tu es bien la première femme à me résister. Et t’es même la première à venir me voir de toute manière.
- Eh bien je suis ravie d’être la première alors. »

Un regard presque mauvais face à celui amusé de cette femelle, picorant simplement dans son assiette en écoutant le ramassis de conneries que pouvait débiter cet être venu le skalter au milieu du déjeuner.

Elle fut appelée par un officier lui indiquant la porte du réfectoire pour se rentre avec les autres jeunes du service, rangeant son plateau, elle en profita pour saluer son nouvel acolyte d’un signe de la main accompagné d’un « A plus Klaus ! », n’ayant que pour réponse, un léger sourire de la part du jeune homme.

Un jour qui au début lui paressait affreusement long passa à une allure qui l’avait même étonné, elle n’avait pas vu la matinée passée, se retrouvant de nouveau dans le réfectoire, s’asseyant à la même place quelques heures avant sans tourner la tête vers l’homme à ses côtés.

« Merde, j’aurais juré qu’une balle t’avais atteint et que tu serais morte d’une hémorragie interne, Dieu était avec toi apparemment.
- Ce qui est con, c’est que j’crois pas en Dieu.
- Ah ? Bah c’est cool, parce que moi non plus. »

Rire commun, certains avaient levés des regards interrogateurs vers eux, quelques-uns chuchotaient entre eux sans les lâcher, et les autres s’en fichaient totalement. Maria avait bien tourné la tête vers eux pour essayer de comprendre l’intérêt qu’ils portaient au duo, mais Klaus brisa le silence qui s’était installé entre eux.

« Personne ne m’apprécie ici, on n’a pas la même vision des choses, donc forcément on m’esquive.
- Quesque-tu dis ? Pourtant t’as pas l’air bien méchant ! Je comprends pas pourquoi ils ne viennent pas te parler, c’est normal que tu sois différent d’eux.
- Va leur expliquer alors, mais c’est une perte de temps, ils ne t’écouteront pas. Et puis on ne se connait pas. »

Il avait raison, baissant le regard, elle serra les poings en attrapant son couvert pour tapoter dans son assiette sans de conviction, elle n’arrivait pas vraiment à comprendre la mentalité des gens présents dans cette salle. Un soupir passa la barrière de ses lèvres. Elle se leva finalement en emportant son plateau sans avoir avalé la moindre miette.

« Si tu bouffes pas, tu vas faire un malaise en plein soleil et tu vas mourir.
- J’ai pas faim, mais merci pour l’attention. »

Deuxième fois qu’il lui faisait une remarque du genre, elle se retourna une dernière fois vers lui en souriant.

« On se voit ce soir, je rentre chez moi demain à la première heure, donc si tu me vois pas, c’est que je serais morte ! »

Puis elle partie, rejoignant son groupe pour cet après-midi qui risquait d’être affreusement long et ennuyeux, écoutant ce qu’on avait à lui dire, les mains fourrées dans les poches en levant constamment le regard vers le ciel pour finalement se faire réprimander à plusieurs reprises. Et visiblement, avoir essayé de les semer pour se faire la mâle, c’était la connerie de trop à ne pas faire.

« Priver de repas », voilà la punition à cette connerie, la blanche avait cru mourir sur le coup, affichant une mine constamment blasée et refusant de répondre lorsqu’on lui posait une question. Sans oublier son ventre la suppliant de le nourrir. Une fin de journée désastreuse alors qu’on l’avait envoyé directement dans un dortoir avec ceux qui comme elle, partaient le lendemain. Habitant loin d’ici et le service se finissant tard, l’administration avait accepté de les héberger un peu plus longtemps. Et comme si Dieu –bien qu’elle le répétera sans cesse, Dieu est un fouteur de merde-, elle s’était retrouvée entourée de machos de son âge qui ne possédaient visiblement qu’un neurone au-dessous de la ceinture.

C’est lui qui est venu la sauver de sa merde, un grand coup frappa à la porte en demandant de parler au seul être de sexe féminin présent dans la pièce, tombant alors nez à nez avec ce sourire mesquin, les mains fourrées dans les poches, la blanche le fixait sans trop comprendre, refermant la porte de son dortoir derrière elle pour faire taire les sifflements des abrutis de service.

« Quesque tu fiches là ? Le couvre-feu a déjà été annoncé, si on te trouve là tu vas surement te faire engueuler, non ?
- Je m’en tape au pire des cas, ils ont l’habitude avec moi. Il sorti un morceau de pain, un carré de fromage et une nectarine de ses poches pour les tendre à la jeune fille. J’me suis dis que t’aurais p’être faim, vu que t’as pas bouffé ce midi et qu’apparemment, on t’a privé de repas ce soir. »

Elle allait ouvrir la bouche pour lui répondre, mais elle s’avisa, se contenant simplement de prendre ce qu’il lui tendait, laissant tout de même un petit « Merci » passer la barrière de ses lèvres. Elle se dandinait sur place, se mordant légèrement la lèvre inférieure en baissant la tête. Il passa une main dans sa tignasse blanche pour lui ébouriffer les cheveux d’un air las, elle s’empourpra aussitôt en relevant la tête vers lui d’un air abasourdi alors qu’il se recula légèrement.

« Quesque tu as d’un coup ?
- Je pourrais te renvoyer la question, pourquoi tu fais tout ça ? On se connait à peine comme tu dis et pourtant tu prends des risques pour venir m’apporter à bouffer ! T’es vraiment bizarre comme garçon.
- Je fais ce que je veux ! Si j’ai envie de t’apporter à bouffer, c’est MON problème, si t’es pas contente je peux toujours repartir avec et te laisser crever de faim ! »

Elle serra son nouveau bien contre elle, se reculant un peu de l’homme présent à ses côtés comme pour l’empêcher de s’approcher de sa nourriture. Lâchant un soupir agacé, il lui tourna le dos pour finalement s’éloigner en la saluant d’un geste de la main. Elle trouva simplement le moyen de lui tirer la langue en retour, refusant de le remercier une nouvelle fois pour finalement rentrer dans son dortoir. Et vu la tête que tirait ses … colocataires, elle allait devoir leur apprendre la vie.

Le lendemain, ce fut un levé express, leur laissant à peine le temps de déjeuner pour les renvoyer vite fait bien fait chez eux. Et sous risque de se faire de nouveau engueuler, elle tendit un bout de papier au Colonel qui l’avait engueulé la veille, le fixant d’un air blasé pour monter dans le taxi devant la mener à la gare là plus proche.

« Si vous pouviez transmettre ça à ce cher Klaus, je vous en serais très reconnaissante, merci d’avance. Demanda-t-elle après avoir pris place côté passager, le coude reposé sur la fenêtre ouverte. »

Elle fixa un instant le bâtiment s’éloigner petit à petit, rapetissant au fur et à mesure pour finalement disparaitre pour de bout. C’est à ce moment-là qu’elle lâcha un soupir, se remémorant le contenu de sa lettre.

25 Novembre 1996, Quartier Militaire non loin de Erkner
Quand tu lieras cette lettre, je serais surement à cette gare qui va me ramener à 300 kilomètres d’ici, donc t’as intérêt à me répondre ducon, parce que j’ai pas passé ma nuit entière à m’éclairer à la lampe de poche pour écrire ce mot et qu’il finisse en boule dans une poubelle.
Bref, tu m’as craché à la figure que tu ne savais rien de moi et que je ne savais rien de toi quand nous nous sommes rencontrés. Et je me suis dit qu’il serait peut-être bien d’en parler, non ? Parce qu’en fin de compte, on a quand même réussi à sympathiser sans rien connaître de l’autre.
Donc je me lance, que tu sois d’accord ou non. (Et qu’il faut un début à tout aussi)
Je suis née à Hanovre dans le Basse-Saxe, mon père était manutentionnaire dans le vin (oui, était, parce que ce crevard alcoolique a rendu l’âme y a pas si longtemps que ça.), ma mère travaille actuellement en tant que sage-femme dans les hôpitaux, et n’étant presque jamais à la maison, c’est moi qui doit m’occuper des deux pitchouns qui me servent de frères et sœurs, Daniel, un p’tit monstre de sept ans, et Charlotte, la p’tite dernière de trois ans. Au début j’avais pas trop envie de venir dans ce trou du cul du monde qu’est Erkner, parce que je n’avais pas envie de laisser mes deux petits monstres tout seul, mais obligations pourries de cet état de mes deux, et enfaîte, bah je regrette pas d’être venue, pas du tout même, le Colonel n’est qu’un vieux crouton m’ayant privé de repas, j’ai failli crever à cause de lui, heureusement que tu m’as sauvé la vie hier soir.

Enfin voilà, je vais arrêter de te faire chier avec mes histoires, sinon je risque de m’éterniser, et j’ai quand même besoin de dormir. J’te raconterai la suite une prochaine fois si tu veux.
Si t’as lu jusque là, t’es un bon garçon, sinon va te faire foutre.

Bisous, Maria.

PS : Le pain et le fromage étaient dégueulasses, mais merci dm’avoir apporté à bouffer, j’te revaudrais ça un jour ou l’autre.

PS Bis : Utilise ta main intelligemment, comme prendre un stylo et me répondre.

CHAPITRE O2 - …

31 Novembre 1996, Quartier Militaire non loin de Erkner

Bonjour,

Déjà, sale femelle, tu me devrais le respect donc je te conseille de surveiller tes paroles.

En tout cas, tu manques pas de culot et j’aime ça, ça change des greluches venant chaque années se plaindre que telle ou telle chose risque de leur péter un ongle. Pour en revenir au sujet principal, ma vie à moi, ça a toujours été de la merde et je n’ai aucune envie de pourrir le moral d’une nana comme toi en te parlant d’un ramassis de conneries. Donc pour faire court, j’ai décidé de rejoindre l’armée pour fuir mes problèmes familiaux en quelque chose, j’y suis depuis deux ans maintenant, je vais bientôt entamer ma troisième année. On dirait pas, mais si on oublie les remarques chiantes des autres, et les crises de nerf de ce vieux crouton de Colonel, l’ambiance est presque festive, quoique, en étant seul, difficile de rire avec les autres.

(D’ailleurs si tu voyais la gueule que tire mes colocataires, j’ai l’impression qu’ils viennent juste de se rendre compte que je sais lire et écrire.)

A part ça, j’étais surpris de voir que tu m’avais adressé cette lettre, le Colonel s’est d’ailleurs foutu de ma gueule, et il ne me lâche plus avec ses histoires à l’eau de rose, toujours derrière mon cul à vouloir savoir comment se porte ma « petite-amie », si seulement je pouvais lui casser la gueule.
Au faite, j’ai deux semaines de vacances en Décembre, histoire de nous laisser passer Noel et le Nouvel an en famille. *hum hum* donc si t’as rien à foutre pendant cette période-là, j’vais surement aller non loin de Hanovre pour voir un vieux pote d’enfance, donc on pourra se voir, au moins pour se passer un p’tit bonjour.

Le vieux crouton vient d’arriver, je vais en profiter pour lui donner cette lettre, histoire qu’elle parte rapidement.

Bye, Klaus.

PS : Et t’inquiètes, ma main est plus habile que tu ne le penses. Et je suis beaucoup intelligent que je ne le laisse paraître. Alors ta gueule.

C’est ainsi qu’ils s’étaient donnés rendez-vous à Braunschweig, une petite ville située non loin de Hanovre. La jeune fille l’attendait patiemment depuis un bon quart d’heure, tenant une grosse valise dans ses mains, les yeux rivés sur ses pieds alors qu’elle donnait des coups de genoux dans sa valise pour s’occuper. Une main était venue emmêler ses cheveux, et elle ne prit même pas la peine de relever la tête, lâchant un soupir.

« Tu pourrais au moins me dire Bonjour, j’ai mis un moment à me peigner pour être présentable.
- Comme si tu pouvais être présentable. Peigner ou non, t’as toujours la même gueule.
- Merci pour le compliment. »

Elle daigna enfin lever la tête, lui offrant un sourire mesquin en lui fourrant sa valise dans les mains pour le traîner ensuite avec elle hors de la gare, ignorant les protestations du jeune homme qui grognait de mécontentement, ne comprenant surement pas la réaction soudaine de son amie.

« Dans trois jours c’est Noel, n’est-ce-pas ? Demanda-t-elle en se stoppant sans pour autant lâcher la main libre du militaire.
- Ouais, pourquoi cette question ?
- Tu veux pas v’nir les passer à la maison ? Ma mère sera contente de rencontrer un ami à moi, et puis après tout, tu as nulle part où aller, non ?
- Je … Je ne veux pas abuser, et débarquer comme ça à l’improviste, ça ne se fait pas …
- Quesque tu racontes ! C’est moi qui t’invites, donc t’as pas à l’en faire. »

Devant l’insistance de la jeune femme, il n’a pas trouvé le moyen de refuser, lâchant un énième soupir pour finalement accepter son offre. Maria se jeta automatiquement à son cou en souriant. Ils se connaissent depuis bientôt un mois, et pourtant elle avait l’impression de le connaître depuis des années.

C’est ainsi qu’il s’était retrouvé chez la blanche en s’occupant des deux bambins de la maison qui n’arrêtaient pas de lui poser des questions sous le regard amusé de l’aînée de la famille. « Qui t’es ? », « T’as fais quoi avec grande-sœur ?! », « Pourquoi t’as les cheveux longs ?! », « T’es vraiment un militaire ?! », il avait eu le droit à tout, répondant tranquillement à chacune des questions. Ce spectacle avait attendri Maria qui n’avait pas pu s’empêcher de rire à chaque fois, et ce même malgré les regards meurtriers qui lui lançaient le jeune homme.

Crasses sur crasses, méchancetés sur méchancetés, on aurait presque dit qu’ils se détestaient, pourtant cet événement les avaient .rapprocher sans qu’ils ne s’en rendent compte, et pour les deux morpions, c’était déjà devenu leur « grand-frère », toujours accroché à ses jambes pour jouer avec lui ou leur sœur de sang. Ce manège dura jusqu’au 3 Janvier 1997, veille de la rentré des étudiants à l’école militaire. Il avait prévu de partir seul, il n’aurait jamais imaginé repartir en emmenant l’ainée de la famille avec lui. Elle l’avait suivie, s’inscrivant en « cachette » dans ce même établissement, prenant le même billet de train en le forçant à porter sa valise. Non, il n’aurait jamais cru ramener quelqu’un avec lui et elle n’aurait jamais cru qu’elle s’engagerait un jour dans l’armée.

CHAPITRE O3 - J'taime, enfin ... j'crois ...

Elle avait commencé sa première année avec succès, bien que de nouveau entourée de garçons de son âge, « On va pas te foutre toute seule alors qu’il restait des places dans les dortoirs des derniers arrivants comme toi ! » qu’on lui avait dit, la laissant comme un bout de viande au milieu d’une dizaine de prédateurs. Prédateurs qui avaient rapidement été calmés en rencontrant le tuteur de la jeune femme qui n’avait pas hésité à les menacer de mort s’ils venaient à la toucher.

ce Klaus qui avait pour devoir de lui expliquer de manière plus implicite le fonctionnement de l’établissement, sans oublier la remarque ironique du bon mieux supérieur qui avait ajouté un « Surtout que ta petite amie n’a rien écouté quand elle était venue la première fois ! », de quoi faire rager les deux adolescents qui s’étaient mutuellement promis de lui pourrir la vie, histoire de le remercier comme il se devait.

Pourtant cette fois non plus, elle n’avait rien écouté, ne lâchant pas son tuteur des yeux, faisant mine de comprendre ce qu’il lui raconté sans pour autant le retenir, souriant quelques fois d’un air bête avant qu’il ne lui assène une petite tape à l’arrière de la tête, grognant qu’il n’avait pas que ça à faire. Et à chaque fois qu’elle osait l’interrogeait sur ce qu’il avait à faire, il se taisait automatiquement.

Faire le tour du propriétaire n’avait pris que la matinée, Maria était revenue à la même place qu’en Novembre, taquinant toujours l’homme à ses côtés en allant même jusqu’à grappiller dans son assiette pour remplir le monstre qui lui servait d’estomac, mais c’était qu’il n’essaye de lui planter une fourchette dans la main, effleurant la peau de l’allemande qui avait poussé un hurlement obligeant les personnes présentes dans le self à se retourner vers les deux germaniques qui s’insultaient à coup de noms d’oiseaux pour finalement se tourner mutuellement le dos d’un air boudeur, comme l’aurait fait deux enfants.

C’est à ce moment qu’elle l’a réalisé, depuis qu’il était venu la voir à Hanovre et qu’il avait passé Noel et le Nouvel An avec elle, de multiples questions lui trottaient dans la tête, et c’était ce jour-là qu’elle avait enfin réussi à mettre le bon mot sur ce qu’elle ressentait pour ce garçon. L’amour. Elle avait douté au début, se posant la question pour savoir si elle ne faisait pas fausse route. Et elle avait peur, peut-être parce que les chances que ce sentiment soit réciproque était très faibles ? Ou peut-être par peur de perdre cet ami qu’elle s’était fait ? Elle ne savait plus trop quoi penser. C’est pour ça que la Blanchette attrapa son plateau en silence pour fausser compagnie à Klaus sans lui adresser ne serais-ce qu’un mot, les yeux rivés au sol.

On lui avait toujours dit, « l’amour ne sert à rien ! », c’était son alcoolique de père qui lui avait dit ça avant de laisser sa mère seule à devoir s’occuper des trois gosses qu’il lui avait fait mettre au monde, les seules fois où il daignait s’occuper de sa fille, s’était pour foutre dehors tous les amis qu’elle ramenait à la maison, que ce soit des filles ou des garçons, il trouvait toujours un argument blessant pour qu’elle arrête de pleurnicher. « Je ne veux pas qu’une gouine chez moi ! » ou « Ils veulent juste profiter de toi, te nicker comme il faut pour ensuite te laisser un drôle sur le dos et en rire ! ». Un jour elle avait osé riposter, lâchant un « Pourtant, c’est ce que tu as fais avec maman, non ? Sauf que toi, tu restes pour lui prendre sa tune. », et elle l’avait amèrement regretté. Une gifle qui résonna dans toute la pièce, il était surement saoul ce jour-là, comme le jour précédent, et surement comme celui qui allait suivre, la faisant tomber au sol pour frapper à plusieurs reprises jusqu’à être calmé. Pleurer lui aurait fait trop plaisir, elle s’était donc mise à sourire, le défiant presque du regard. Elle s’en voulait surtout d’avoir fait pleurer Daniel et d’avoir terrorisé sa mère. Quelques mois plus tard, elle tomba enceinte de Charlotte et ce sale crevard clamsa deux ans après.

Alice s’était surprise à pleurer, la tête fourrée dans le coussin de son lit. Un de ses colocataires avait posé une main réconfortante sur son épaule, se contenant de lui sourire gentiment. Comme quoi, ce crevard avait tort, elle en avait la preuve même. Devant cet air déprimé qu’elle affichait, il lui avait même promis de trouver une excuse pour que le vieux Colonel la laisse tranquille. Il s’appelait Thomas si sa mémoire ne lui jouait pas de tours, un adorable garçon qui avait tout de suite essayé de sympathiser avec elle.

Mais comme si ça ne suffisait pas, il était venu la voir. Apparemment, le pauvre Tom’ avait eu peur du regard que le plus âgé lui avait lancé, lui donnant automatiquement l’endroit où s’était planquée la jeune fille. Elle lui tournait simplement le dos lorsqu’il s’était assis sur le bord du lit.

« Ça va ? Avait-il demandé.
- Muh. Fut la seule réponse à laquelle il eut droit.
- Quesque tu as ?
- Muh.
- On a volé ta langue ?
- Muh.
- J’vais te laisser toute seule si tu continues.
- Bah va y … pars.
- Ah bah quand tu veux. »

Il lâcha un soupir, elle se retourna vers lui, couchée sur le dos alors qu’elle avait levé ses yeux bouffis vers lui. Il passa une nouvelle fois une main dans sa tignasse argentée, lui arrachant un gémissement plaintif alors qu’une moue boudeuse se dessina sur son visage. Son tuteur ria légèrement alors que Maria s’était relevée pour s’asseoir à côté de lui.

« Tu me dis ce que tu as alors ?
- J’ai rien.
- Te fous pas de ma gueule !
- J’te jure.
- Alors pourquoi tu as les yeux rouges ? T’as chialé ?
- NON ! J’ai … j’ai pas pleuré ! »

Nouveau soupir alors qu’elle se mordait la lèvre inférieure, serrant les plis de son uniforme militaire dans ses fines mains.

« Je suis bouleversée par quelque chose, c’est tout.
- Encore une histoire de meuf ? Vous j’vous jure vraiment, vous vous mettez vraiment dans tous vos états pour des choses inutiles.
- CE NE SONT PAS DES CHOSES INUTILES ! »

Elle s’était mise à hurler, lui envoyant son oreiller en pleine face, il en avait profité pour lui attirer le poignet et l’attirer vers lui, la fixant dans les yeux alors qu’elle détournait le regard, gênée.

« C’est quoi alors ?
- J’peux pas te le dire. Elle avait baissé la tête, tirant sur son poignet pour le forcer à la lâcher, en vain.
- T’es chiante Maria ! J’ai quand même pris mes cliques et mes claques en douce pour venir te voir ! »

La concernée s’était tus, tirant une nouvelle fois sur son poignet en le suppliant de la lâcher, mais rien à faire, au contraire, il s’était rapproché d’elle sans pour autant lâcher ses billes bleues des yeux. La cadette avait relevé un instant le regard vers lui, se ravisant en baissant les yeux. Il lui a demandé à nouveau, elle s’est mordue la lèvre un peu plus fort. Lui dire ou non ? Risquer de briser une amitié ? Il n’allait pas la lâcher de toute manière, donc autant jouer le tout pour le tout.

La jeune allemande prit une grande inspiration, relevant enfin le regard vers son tuteur, approchant son visage du sien pour finalement poser timidement ses lèvres contre les siennes, les retirant presque aussitôt en s’éloignant le plus possible du jeune homme après qu’il ai lâché son poignet. Serrant son oreiller contre elle en baissant les yeux, les joues rouges par la gêne.

« C’est ça que t’as sur le cœur depuis tout à l’heure ?
- Depuis décembre si tu veux tout savoir, mais j’ai mis un mot sur ce que je ressentais aujourd’hui. C’est … c’est la première fois que je ressens ça pour un garçon … »

Elle s’est ensuite tut, relevant le regard vers Klaus qui s’était mis à rire bêtement, intriguée par ce comportement étrange, elle se rapprocha un peu de lui, posant un doigt sur sa joue pour appuyer dessus, une moue intriguée la faisant presque ressembler à une enfant.

« Quesque tu as ? Tu me prends pour une gamine croyant encore aux princes charmants ? Tu ressens pas la même chose, hein ? Pour toi je suis juste une enfant qui a suit l’homme qu’elle apprécié sans savoir ce qui l’attendait ? Je peux parfaitement comprendre tu sais … Elle se stoppa un instant, comme si elle cherchait ses mots. Je m’y étais fait à l’idée depuis le début. »

Il se stoppa net, fixant la grise d’un air étonné alors qu’il se pencha vers elle pour coller son front contre le sien, lui adressant un faible sourire.

« Tu vas arrêter de te mettre des choses comme ça dans la tête ?
- C’est pour me faire plaisir que tu me fis ça ?
- Si je ne le pensais pas, pourquoi je dirais ça ? »

Nouveau rire, elle renifla un bon coup, se retenant de pleurer en s’accrochant à l’uniforme de son aîné, brisant de bref silence qui s’était installé entre eux.

« Je t’aime Klaus … enfin je crois … »

Il lui ébouriffa les cheveux encore une fois, lui relevant la tête pour presser ses lèvres contre les siennes en guise de réponse, n’offrant pas un mot à la jeune femme en se relevant, il se contenta juste d’ajuster son uniforme et de sortir en lui adressant un signe de la main accompagné d’un « On se voit ce soir. » avant de sortir, laissant Maria seule sur son lit, le sourire aux lèvres.

CHAPITRE O4 – …

On dit que l’amour donne des ailes. Peut-être, surement même. Il ne la lâchait plus, elle s’éclipsait des entraînements dès qu’elle en avait l’occasion. Renvoyant le vieux supérieur mielleux sur les ronces dès qu’il demandait des nouvelles de l’autre en croisant l’un des deux. Combien de fois avait-elle fait les dortoirs en rasant les murs pour se faufiler dans celui de Klaus histoire de faire une partie de cartes avec les colocataires (Apparemment, Maria l’avait aidé à se sociabiliser un peu avec les autres). Et combien de fois l’avait-on chopé avec eux, leur valant une bonne engueulade à chaque fois. Mais ils s’en fichaient bien, elle s’en foutait carrément même. Tant qu’elle pouvait être avec lui, le reste lui importait peu. L’armée, c’était devenu un peu de la rigolade, le réfectoire un champ de bataille où s’entremêlaient lancer de petits pois et obus de purée, en passant par les éternelles peaux de bananes pour faire se rétamer ce bon vieux Colonel.

Elle avait fait son adolescence à la bourre, mais elle l’avait fait. C’est là-bas qu’elle apprit la vie comme tout gosse pré-pubère devrait le faire. Les heures de colle, l’amitié (bien que celle-ci soit exclusivement masculine, seule l’infirmière lui apportait une présence plus douce), les conneries en groupe, les réussites scolaires, mais aussi les défaites, les joies, les rires, les pleurs. Mais c’est aussi là-bas qu’elle est devenue une femme. Lorsqu’elle a passé une nuit dans un des dortoirs des troisièmes années, sa première fois dans les toilettes, maintenant elle en ris, mais ils ne faisant pas les fiers lorsqu’on les avait choppés alors qu’ils séchaient respectivement leurs cours pour ce genre de choses. Sa première clope aussi, et sa première bière. Illégalement bien évidemment, tout comme ce premier joint qu’elle avait fumé dans ce même dortoir durant une partie de poker elle aussi illégale, et avec le stress permanent causé par les supérieurs, ils ont finis par tomber dans une dépendance qu’ils regrettent encore.

Pourtant, les hauts gradés avaient laissés ces problèmes à part, elle était rapidement devenu un membre important au sein de l’armée, un des meilleurs éléments d’après certains. C’est ainsi qu’elle fut transféré en Juin dans les enseignements des troisièmes années pour étudier sa méthode et sa pratique pour mettre de côté les connaissances superflues qui lui seraient inutiles en temps de guerre.

C’est aussi à cette époque qu’elle s’était endurcie, et qu’elle s’était coupé les cheveux aussi, délaissant sa longue chevelure blanche pour une simple coupe au carré dont certaines mèches mal coupées lui chatouillé le dos. Quand on lui avait demandé le pourquoi elle avait fait ça, elle répondait simplement qu’il la gênait dans ses mouvements lors des combats rapprochés et qu’ils lui tenaient bien trop chaud lors des courses de terrain à cause de la chaleur étouffante de l’été. Elle allait avoir dix-neuf ans au mois de Juillet, le 24 bien exactement, Klaus lui avait promis de prendre quelques jours de repos mais l’école militaire n’était pas vraiment prête à laisser partir deux bons éléments, et pour éviter que les sentiments ne prennent le dessus, on les a séparés, obligeant la germanique à intensifier ses entrainements tels qu’ils soient, le corps à corps et son talent au sniper en particulier. Jusqu’à la fin de l’année, on l’a mise en quarantaine pour en faire une machine de guerre, lui bourrant le crâne avec de fausses paroles, mensonges sur mensonges, pleurs sur pleurs tout en essayant de lui faire oublier les bonnes rencontres qu’elle s’était faite ici. « Un militaire n’en a pas besoin ! » qu’on lui avait dit avant qu’elle ne parte de nouveau Mi-décembre pour les fêtes de fin d’années, rejoignant finalement les amis qu’elle s’était faite là-bas. Il y avait Eddie, un petit nounours de dix-neuf ans qui avait intégré le groupe en dernier, Aaron, le genre de type calculateur passionné des stratégies militaires de vingt-ans,  Miguel, le comique du groupe, don juan et coureur de jupons  fiévreux admirateur de la blanche qui l’avait d’ailleurs envoyé baladé et Kensei, le baba cool japonais puissance dix, c’était le plus vieux d’ailleurs, vingt-quatre ans alors que Klaus avait eu vingt-ans en septembre et Maria en avait eu dix-neuf.

Une belle équipe de bras cassés qui s’était promis de passer les fêtes ensemble sous les flots d’alcool et de produits illicites pour décompresser de ce stress perpétuel de l’école.

CHAPITRE O5 – …

Toutes les bonnes choses ont une fin, les plus belles se terminent malheureusement bien vite. De retour au camp militaire, ils furent de nouveau séparés pendant trois mois, du 4 Janvier 1998 au 14 Mars de la même année pour se perfectionner jusqu’au grand jour. Grand jour qui arriva assez rapidement d’ailleurs, ils n’eurent qu’une semaine environ pour se rejoindre et finalement partir à l’étranger en tant que renfort dans une guerre civile qui avait éclaté. Ils furent envoyer au front sans plus d’explications, tous sauf Maria à qui ont ordonna de rester à l’écart et de protéger les arrières des hauts gradés du haut de son perchoir en tant « qu’œil de faucon ».

Ils ont vu la mort de prêt, de trop prêt même pour les jeunes de leur âge, voir les siens tomber au fur et à mesure, puis ses amis rendre l’âme jusqu’à côté de vous. Ce sentiment de peur vous empêchant de bouger, c’est qu’ils devaient tous ressentir alors que l’allemande était en sécurité, ne pouvant qu’observer les corps tomber au combat. La première semaine, Eddie les quitta d’une balle dans la jambe, ils furent obligés de l’amputer d’urgence, ce qui lui couta la vie. Le mois qui suivit, Miguel clamsa à son tour, sans oublier Aaron qui fut envoyé en première ligne juste après. Il était taillé pour la stratégie, pas pour le combat et les durs conditions de la guerre, il ferma les yeux deux semaines après. Kensei suivit les deux germaniques plus longtemps, bien plus habitué à ce genre de conditions que ses deux camarades. Leurs contant ses histoires folkloriques tout en leur enseignant les bases du japonais lorsque la blanche lui avait demandé, curieuse des traditions de ce pays qui l’avait toujours fasciné. Il était parti en Allemagne pour essayer de gagner de l’argent malgré les problèmes financiers du pays, et il avait décidé de rentrer chez lui à la fin de cette maudite guerre pour ramener à sa mère et ses deux petites sœurs de quoi payer les loyers et les factures en retard. Leur baba cool avait tendu une photo de famille à Maria en lui demandant de la garder pour lui. Et trois jours après, il mourra à cause d’une mine, c’est le 6 Juin 2000, deux ans après la mort du dernier ami qui leur restait que le germanique emmena son amie loin d’ici, la guerre avait pris fin deux jours auparavant. C’est à ce moment-là que Maria décida de quitter l’armée, aussitôt suivie par Klaus pour partir vivre à Geretsried, une petite ville se situant au Sud de l’Allemagne pour y vivre durant les quatre années qui suivirent. Maria s’était trouvé un petit boulot dans une épicerie lui permettant de ramener un petit salaire pour vivre moyennement. Le 17 Avril 2005, Klaus la demanda en mariage, la cérémonie eut lieu le 4 Novembre de la même année et ils décidèrent ensemble qu’il était temps de changer de paysage.

Ils partirent en direction du Japon peu de temps après, en Janvier 2006, pour communiquer les dernières volontés de Kensei à sa famille, s’excusant par la même occasion de ne pas avoir pu le ramener avec eux. Les débuts furent compliqués là-bas, ne comprenant que les bases du Japonais, c’est la famille de Kensei qui leur enseigna le reste, pour les remercier d’avoir accompagné leur fils aîné jusqu’à sa mort et pour être vu à l’autre bout de monde pour leur offrir les derniers mots de leur enfant. Ils furent hébergés chez eux pendant un an et demi, parlant couramment cette nouvelle langue tout en perfectionnant encore leur écrit. Ils partirent le 2 Mai 2007 pour se rendre dans une petite ville que leur avait conseillé la famille de leur ami. « Trost » était apparemment un petit coin utopiste, ce fut donc leur destination.

Trois mois après, en Août 2007, ils fondèrent un petit bar dans le centre-ville, juste au-dessous de l’appartement qu’ils avaient acheté avec leurs économies, il rencontra d’ailleurs un succès fou auprès des habitués des tournées des bars de la ville pour son accueil et le soit disant beau sourire de la germanique.

CHAPITRE O6 – …

Un an s’écoula avant que la « santé » de la ville ne se détériore, l’arrivée d’un fameux cirque changea l’atmosphère de la ville, passant d’accueillante à pesante en un temps record, mais elle ne pensait vraiment pas qu’elle serait un pion dans la destruction de ce petit paradis. Ce cirque nauséabond qui s’était fait nommé « Dark Woods Circus » s’était installé en ville depuis deux mois lorsqu’une jeune femme imposante se présenta aux Ackermann pour leur proposer un pacte, un sourire malsain collé aux lèvres.

« Mon maître m’a envoyé ici dans le but de vous proposer un marché. Il a longuement enquêté sur vous, et il a appris sans soucis que vous, très chère, êtes une militaire hors norme, tout comme votre cher et tendre, n’est-ce-pas ? Nous aimerions coopérer avec vous, et en échange, nous protégerons vos deux misérables existences des dangers du Dark Woods Circus, êtes-vous d’accord Madame Ackermann ?
- Que devrons nous faire pour vous ?
- Tout et n’importe quoi, comme tuer les intrépides qui osent nous mettre des bâtons dans les roues, espionner certaines personnes ou d’autres broutilles du genre. Enfin vous voyez.
- C’est juste ça ? Eh bien, c’est un beau marché que vous nous proposer là … J’accepte, je pense que Klaus sera du même avis que moi.
- Dans ce cas, marché conclu, très chère Madame Ackermann.
- Appelez pas Maria, et vous pouvez me tutoyer, je ne supporte pas le vouvoiement.
- Bad End Night, mais appelle moi Bénédicte. »

Une simple poignée de main, et voilà qu’elle avait pactisé avec le mal, pourtant elle ne pouvait s’empêcher de sourire, excité à l’idée d’entrer en action. C’est ainsi que fut créer les Gammas en 2008, le premier gang de la ville à avoir été créer.

Tout s’accéléra rapidement, la création d’autres gangs aux idées utopistes vint quelque peu chambouler la réalisation des plans organisés par les Gammas, mais Maria s’y ai rapidement fait. La création du Quartier des Gammas se fit dans un des sous-sols du bar, tout comme le casino illégal qui s’est construit –avec son autorisation-, sous ce même bar.

Depuis 2009, rien ne changea, la vie continue son court tranquillement pour le duo souriant le jour et quelques fois assassins la nuit …
Et toi alors ?
C'quoi ton pseudo ? owo ▬ Subway, Tsuki, No'
Quel âge as-tu ? owo ▬ 16 ans o/
Aurais-tu, par hasard, un double compte ? ▬ non ~
Cay qui ton visuel ? °^° ▬ Eirin Yagokoro | Touhou Project
Comment es-tu arrivé ici ? (pas par la porte ! D ▬ Par la porte °3°
Avoue que le jus de fraise, ça peut être addictif. ▬ Le coca, c'est mieux déjà =w=
Un petit mot ? *-* (pas "mot" ! D ▬ Mot o/
T'y'a lu le règlement ? ▬ bien sûr ~
Alors, le code, ou la non validation. èwé ▬ *troll*








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